Des parents de victimes des attentats de Paris et Bruxelles attaquent Twitter en justice

Des parents de victimes des attentats de Paris et Bruxelles attaquent Twitter en justice© Dado Ruvic Source: Reuters
Twitter est accusé d'avoir aidé l'Etat islamique en permettant de diffuser son idéologie
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Les familles de trois américains tués lors des attaques terroristes perpétrées par l'EI à Paris et Bruxelles intentent un procès au réseau social Twitter. Elles l'accusent d'avoir aidé le groupe terroriste en ne censurant pas ses messages.

Une plainte a été déposée à New York contre Twitter par les familles de trois victimes américaines des attentats du 13 novembre à Paris et de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars, via le centre juridique israélien Shurat Hadin. Elles estiment que le réseau social a une responsabilité dans la mort de leurs proches, en permettant aux terroristes d'utiliser la plate-forme pour diffuser leur idéologie et recruter de nouveaux membres.

Selon elles, Twitter a enfreint la loi américaine en matière d'antiterrorisme en fournissant un «soutien matériel» à l'Etat islamique. Elles demandent en conséquence une indemnisation dont le montant exact sera déterminé devant les tribunaux.

«C'est le premier procès qui détaille comment Twitter a joué un rôle clé pour faire de l'Etat islamique l'organisation la plus redoutable du monde, et comment l'EI a uniquement utilisé Twitter dans le contexte de deux des attaques les plus grave ayant eu lieu en Europe», a expliqué leur avocate, Nitsana Darshan-Leitner.

La plainte cible particulièrement Twitter parce que le réseau social est considéré comme «unique», ayant catégoriquement refusé de bloquer les terroristes, citant «"la liberté de tweeter", même lorsqu'il relaye directement les meurtres de masse».

Néanmoins, ça n'est pas la première fois qu'un réseau social se retrouve devant les tribunaux aux Etats-Unis, après l'attentat perpétré dans une boîte de nuit d'Orlando, un procès avait déjà été intenté pour le même motif. 

Twitter a longtemps avancé l'argument de la liberté d'expression sur internet, mais en raison de la pression politique, le réseau social s'est malgré tout mis à s'opposer plus fermement aux auteurs de messages de haine. En août dernier, l'entreprise a annoncé avoir fermé 360 000 comptes utilisés pour promouvoir le terrorisme.

Lire aussi : Orwell 2016 : la censure à l’ère des réseaux sociaux

 

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