Sanctions antirusses de Washington : John McCain en veut plus (VIDEO)

Sanctions antirusses de Washington : John McCain en veut plus (VIDEO)© Capture d'écran YouTube, @Associated Press
John McCain

Depuis la Géorgie, le sénateur républicain John McCain a fait savoir qu'il se battrait pour que Washington inflige à la Russie des sanctions plus importantes encore que l'expulsion de diplomates russes ordonnée par Barack Obama.

Pour le sénateur républicain John McCain – connu pour ses positions néoconservatrices et très hostiles au Kremlin – Washington n'est jamais assez sévère avec Moscou : même l'expulsion de diplomates russes par le président Barack Obama, décidée la semaine dernière, n'est pas parvenue à satisfaire son appétit de sanctions antirusses. «Nous allons œuvrer pour mettre en place des sanctions plus dures contre la Russie», a en effet déclaré le candidat malheureux à l'élection présidentielle américaine de 2008, le 1er janvier 2017, lors d'une visite à Tbilissi (Géorgie). «Nous exhortons vivement nos collègues à adopter des sanctions plus significatives et fortes contre la Russie en raison de leur attaque [informatique]», a-t-il ajouté.

A l'instar de Barack Obama, l'élu de droite estime que le gouvernement russe a interféré dans l'élection présidentielle américaine, et a même assuré que Vladimir Poutine essayait de «saper la démocratie dans le monde entier».

35 diplomates russes expulsés sur fond d'accusation d'ingérence de Moscou dans l'élection américaine

Le 29 décembre dernier, l'actuel locataire de la Maison Blanche (qui laissera officiellement sa place à Donald Trump le 20 janvier) a pris la décision d'expulser 35 diplomates russes des Etats-Unis et de fermer deux représentations diplomatiques russes à New York et dans le Maryland. Le motif : le président américain accuse le gouvernement russe d'être responsable du piratage des mails la direction du parti Démocrate.

De plus, le président américain a sanctionné neuf entités et personnes, parmi lesquelles les services de renseignement russes du GRU et du FSB, ainsi que quatre officiers du GRU et trois de ses fournisseurs de matériel. Selon Barack Obama, ces mesures «sont une réponse nécessaire et appropriée aux efforts pour attaquer les intérêts américains en violation des normes internationales».

Refusant d'amorcer une escalade de sanctions entre les deux pays, le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, a décliné le 30 décembre la proposition de son ministère des Affaires étrangères d’expulser, à son tour, 35 diplomates américains. Moscou, en outre, a rejeté avec force les accusations américaines portant sur sa supposée ingérence dans l'élection américaine.

Lire aussi : Trump et d'autres saluent la décision «mûre» de Poutine de ne pas répondre aux sanctions américaines

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