L'Etat de New York ouvre une enquête sur la fondation de Donald Trump

Source: Reuters

Ce mardi 13 septembre, le procureur général de l'Etat de New York a annoncé avoir ouvert une enquête sur la fondation de Donald Trump, évoquant des soupçons d'irrégularités au sein de l'organisation caritative du candidat républicain.

«Nous sommes préoccupés par de potentielles irrégularités au sein de la Fondation Trump», a déclaré Eric Schneiderman le procureur général de l'Etat de New York sur la chaîne CNN. La fondation du candidat républicain à la Maison Blanche pourrait donc se retrouver au cœur d'une enquête destinée à vérifier qu'elle respecte bien la législation new-yorkaise.

La fondation doit ainsi faire face à une série d'accusations embarrassantes, dont celle du Washington Post, selon lequel le candidat à la Maison Blanche n'aurait pas versé de dons à sa propre fondation depuis 2008. En outre, parmi les irrégularités soulevées par le journal, l'achat par Donald Trump d'un portrait de lui-même pour 20 000 dollars (17 800 euros) qui étaient initialement réservés à des fins caritatives.

Le versement illégal en 2013 de 25 000 dollars (22 200 euros) de dons à un groupe de campagne lié au procureur général de Floride Pam Bondi, au moment où cette dernière envisageait de rejoindre Eric Schneiderman dans l'affaire de fraude de l'Université Trump, intéresse aussi la justice américaine.

«Après réception de ces fonds, Madame Bondi n'a pas voulu poursuivre l'enquête sur les intérêts financiers de Donald Trump. Cet enchaînement prouve que ces versements ont peut-être influencé la décision de Pam Bondi de ne pas prendre part aux poursuites contre Monsieur Trump», affirment des membres démocrates de la Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants.

«Un certain nombre de lois pénales pourraient avoir été violées par une telle conduite», estiment-ils.

Dans une déclaration officielle le conseiller en communication de l'équipe de campagne de Donald Trump Jason Miller a déclaré que le procureur général Eric Schneiderman était un militant politique, qui aurait fermé les yeux sur les soupçons qui pèsent à propos de la Fondation d'Hillary Clinton. «Ceci n'est qu'un coup médiatique destiné à détourner l'attention sur la semaine désastreuse de "Crooked Hillary Clinton"» a-t-il conclu. 

Depuis plusieurs mois la candidate démocrate est empêtrée dans plusieurs scandales, qui concernent aussi sa fondation. Selon la chaîne australienne ABC News, Hillary Clinton, alors qu'elle était secrétaire d'Etat, aurait significativement privilégié les donateurs de la Fondation. En contrepartie de leur contribution, ces derniers demandaient à la secrétaire d'Etat d'organiser des rencontres et de transmettre des messages en haut-lieu, afin d'influencer les prises de décisions de la Maison Blanche.

Le 21 juin dernier, un pirate informatique affirmait avoir violé les serveurs de la Fondation Clinton, révélant une partie de la stratégie électorale et les points faibles de la candidate démocrate. La plupart des documents publiés contiennent des indications à destination des équipes de campagne de la candidate, pour savoir comment répondre aux critiques sur les revenus de la Fondation Clinton. Cette dernière est pointée du doigt pour l'opacité de ses sources de financement, notamment d'origine étrangère lorsque Hillary Clinton était secrétaire d'Etat. Une partie de ce dossier est intitulée «ce que nous ignorons», et comprend des questions comme «combien de voyages de Madame Clinton les Saoudiens ont-ils financés ?»

Une autre note, intitulée «Les attaques contre la famille Clinton» énumère d'autres zones sombres autour de la candidate démocrate, comme l'incapacité de sa fille Chelsea à justifier un certain nombre de frais contractés auprès de la fondation familiale.

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