Les détails choquants sur l’abus des détenus dans le centre d’interrogatoire de Homan Square

Capture d'écran, compte Twitter @GuardianUS
Capture d'écran, compte Twitter @GuardianUS

Tandis que les militaires américains et la CIA torturent des prisonniers sur le vieux continent, le centre de détention de Chicago s’occupe de citoyens Américains.

«J’ai été enchaîné sans nourriture, ni eau et sans accès au toilettes dans une pièce fermée qui sentait l’urine». Tels sont les types de témoignages reccuillis par les avocats suite à une pleinte déposé contre les policiers de Homan Square.

De nouvelles révélations sur des abus sexuels supposés dans un centre d’interrogatoires de Chicago apparaissent, mettant en doute les valeurs de liberté et de justice dont le gouvernement américain se prétend le défenseur. Ce lieu connu sous le nom de Homan Square et dans lequel on empêche les inculpés d’être joints par leurs proches ou avocats le temps de leur détention est désigné comme l’équivalent d’un «site noire» de la CIA par les avocats locaux.

Angel Perez, qui a été détenu en 2012, a porté plainte contre le département de police de la vile pour avoir fait l’objet d’abus sexuels lors de son arrestation. Perez s’est retrouvé emprisonné dans ce centre après avoir refusé d’entrer en contact avec un trafiquant de drogue qu’il connaissait, d’après les estimations de la police.

Mais comme il a refusé de coopérer, les policiers l’ont amené dans une salle d’interrogatoire située au deuxième étage du centre. «Un policier s’est approché de moi, a soulevé mon t-shirt en faisant passer un objet métallique dans mon dos, avant de me pénétrer violement avec. Après quoi j’ai eu une crise de panique, pris de convulsion, avec du mal à respirer», a confié Angel Perez en décrivant la torture qu’il a subi. «Après ce qu’ils m’ont fait, j’aurais fait n’importe quoi pour eux».

Son avocat Jason Epstein a décrit à RT ce qui s’est exactement passé. «Ils ont mis un bâillon dans sa bouche et lui ont demandé de se taire et d’arrêter de pleurer, de se calmer. Il est certain qu’à ce moment-là, il a eu peur qu’ils puissent faire quelque chose de similaire à sa famille, s’agissant clairement de personnes violentes, et c’est pourquoi il a accepté de faire cette transaction de drogue pour eux».

Le nombre d’inculpés ayant témoigné de brutalités au cours de leur détention sur le site a déjà atteint 17 personnes. Cependant, les avocats estiment qu’il y en a bien plus, mais qu’ils n’osent pas parler.

«C’était vraiment courageux de la part d’Angel de dire «voilà ce qui m’est arrivé dans Homan Square». La plupart des gens ne sont pas aussi courageux pour le faire», a expliqué Scott Kamin, l’avocat spécialisé en droits civils dans une interview à RT. «D’après nos estimations, nous allons recueillir le témoignage de plusieurs centaines de personnes avant que le procès ne débute».

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