Réseau pédophile de Westminster : un troisième juge jette l'éponge

La juge néo-zélandaise Justice Goddard Source: Reuters
La juge néo-zélandaise Justice Goddard

La grande enquête britannique sur un réseau de pédophiles présumés qui sévissaient à Westminster dans les années 1980 a eu raison de la troisième juge en charge de ce dossier. Elle a démissionné le 4 août, après la publication d'un article du Times.

Les révélations du Times auront eu raison de la juge Lowell Godard, chargée de faire tout la lumière sur l’une des affaires de pédophilie les plus graves qu’a connues le Royaume-Uni et qui remonte aux années 1980.

Elle a démissionné quelques heures seulement après que le quotidien britannique a révélé qu’elle avait passé plus de 70 jours à l’étranger lors de sa première année de travail, alors qu’elle touche une rémunération de près de 590 000 euros par an, composée de 425 000 euros de salaire, auquel s’ajoutent différentes primes et avantages d’un montant d’environ 165 000 euros.

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Dans un communiqué traitant de sa démission, Lowell Howard, qui a été chargée de cette affaire en février 2015, explique qu’il lui est impossible de «composer avec les nombreuses difficultés nées d’une série d’erreurs» commises avant sa nomination. Avant elle, deux juges avaient déjà démissionné alors qu’ils travaillaient sur cette affaire qui, selon les témoignages des victimes, vise traduire en justice les membres d’un réseau pédophile qui sévissait à Westminster dans les années 1980, impliquant des hommes politiques britanniques.

 

Une affaire qui sent le soufre puisque des révélations de presse, confirmées par les ministères concernés, ont montré que 114 dossiers relatifs à des accusations de sévices sexuels infligés à des enfants entre 1979 et 1999 avaient disparus, sans explication.

En décembre dernier, un certain Nick, a expliqué comment les garçons étaient emmenés dans différentes demeures de la capitale britannique, voir même sur des bases militaires situées à la périphérie de Londres, où ils étaient alors violés par des groupes d’hommes. Le lanceur d’alerte, Peter McKelvie affirme qu’au moins 40 députés étaient au courant ou faisaient partie du réseau.

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