La flottille de la Liberté met la patience israélienne à l’épreuve

Un navire de Ship to Gaza© Ciro De Luca Source: Reuters
Un navire de Ship to Gaza

Des activistes pro-palestiniens suédois et norvégiens de Ship to Gaza ont embarqué sur le chalutier Marianne de Göteborg avec une «cargaison limitée qui comporte, entre autres choses, des panneaux solaires et des équipements médicaux».

Israël a traité l’envoi du navire de la Flottille de la Liberté avec de l’aide humanitaire à son bord de provocation inutile. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déjà indiqué que l’Etat hébreu, comme chaque fois, ne le laisserait pas entrer dans le port.

En 2010, un bateau de la Flottille Mavi Marmara avait été capturé par l’armée israélienne qui soupçonnait la présence à son bord d’armes et de munitions à destinations des combattants palestiniens. Cette intervention israélienne a fait neuf morts et 28 blessés parmi les militants pro-palestiniens qui étaient à bord. Mais les activistes pro-palestiniens affirment que leur seul but est d’apporter un soutien humanitaire à la population civile qui fait face à une crise depuis 2006.

«Le blocus illégal n’a rien provoqué d’autre que les souffrances des Palestiniens à Gaza»

Le porte-parole de Ship to Gaza, Dror Feiler, estime qu’«Israël viole le droit international». Il a déclaré que «le communauté internationale devrait travailler d’arrache-pied et faire pression sur Israël pour qu’on lève ce blocus illégal qui dure depuis plus de huit an».

Israël a imposé des restrictions maritimes sur Gaza en 2006 en invoquant la nécessité d’empêcher le Hamas d’y importer des armes. Mais de fait, entre 2007 et 2010, presque tous les produits commerciaux ne pouvaient plus être importés à Gaza.

Selon les données de l’ONU, 38% de la population gazaouie vit sous le seuil de pauvreté, 75% dépend des distributions d'aide humanitaire. Dès le début du blocus, au moins 18 000 maisons ont été bombardées par l’armée israélienne, les habitants, cantonnés sur ce petit territoire, n’ont aucune opportunité de mener une vie digne, ni de quitter cette prison à ciel ouvert.  

«Gaza est le porche de la Palestine, Gaza est la fenêtre et la porte de la Palestine sur le monde», a déclaré Dror Feiler en ajoutant que le peuple palestinien ne pouvait plus rester isolé de la sorte.

«C’est donc notre tâche, en tant que citoyens du monde, de montrer à nos gouvernements que nous n’acceptons pas cette situation, que nous ne pouvons pas accepter qu’un million et demi de personnes se trouvent dans une sorte de prison en plein air et que personne ne s’en soucie», a-t-il souligné. 

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