Le parlement syrien nouvellement élu a tenu sa première session, une femme nommée porte-parole

© Sana Sana Source: Reuters

Bachar el-Assad a convié le parlement à tenir sa première session le 6 juin, à Damas, depuis que le parti Baas du président syrien a remporté les élections législatives le 13 avril 2016. Pour la première fois, une Syrienne représente le parlement.

«Le président Assad a promulgué le décret 146 en appelant le Conseil du peuple de la deuxième vocation à se réunir pour la première fois, ce lundi 6 juin», a écrit sur Twitter l’administration du président syrien.

Parmi les 3 500 candidats se disputant les 250 sièges du parlement, le parti de Bachar el-Assad a remporté les élections législatives syriennes qui se sont déroulées dans 12 des 14 provinces syriennes, du fait que la province de Raqqa est toujours sous le contrôle de l’Etat islamique, et que celle d’Idleb est contrôlé par le Front al-Nosra.

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Ces élections ont été vivement critiquées en Occident et par les opposants intérieurs comme extérieurs à Bachar el-Assad, qui les ont jugées «illégitimes», alors que Moscou a soutenu ces élections soulignant leur importance pour le pays. «Concernant ce qui se passe en Syrie, ces élections sont un facteur important pour la stabilisation de la situation dans le pays», avait communiqué la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Pour la première fois, une femme devient porte-parole du Parlement

Hadiyeh al-Abbas, une Syrienne de 58 ans, membre du parti Baas du président syrien, a été nommée porte-parole du nouveau parlement de Syrie. Elle est la première femme de l’histoire de la Syrie à occuper ce poste. Elle est titulaire d’un doctorat en génie agricole et a été professeur à l’Université d'al-Furat dans la ville de Deir el-Zou.

Les femmes en Syrie ont obtenu le droit de voter et de se présenter aux élections parlementaires depuis la Constitution syrienne de 1953. Entre 1973 et 1977, il n’y avait que cinq femmes parlementaires parmi 186 députés du Conseil populaire. Entre 2012 et 2016, alors que la Syrie est ébranlée par la guerre civile et le terrorisme, leur nombre était de 31, sur les 250 députés du parlement.

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