Le bombardement d’un camp de réfugiés près d’Alep fait des dizaines de victimes (VIDEO CHOC)

Une capture d'écran de la vidéo tournée après le bombardement montre des scènes apocalyptiques© YouTube / media.civildefense idlib
Une capture d'écran de la vidéo tournée après le bombardement montre des scènes apocalyptiques

Malgré l'accord de cessez-le-feu négocié par Moscou et Washington, un camp de réfugiés syriens a été violemment pilonné dans la ville de Sarmada. Il est fait état de dizaines de victimes civiles, y compris des femmes et des enfants.

Située non loin de la frontière turque, la ville syrienne de Sarmada est sous contrôle des rebelles combattant le gouvernement de Bachar el-Assad. Le camp de fortune qui y a été bombardé abritait plus de 2 000 personnes ayant fui les régions du pays ravagées par la guerre.

Si personne n’a revendiqué la responsabilité de la frappe, le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré en conférence de presse qu’«il n’y a[vait] pas d’excuse justifiable pour mener une frappe aérienne contre des civils innocents qui ont déjà fui une fois leur maison pour échapper à la violence».

L’ AFP fait état pour l'heure de 28 morts et d’environ 80 blessés.

Une video réalisée dans le camp de Kamounia, juste après la frappe aérienne, a été postée sur Youtube par le groupe de défense civile de Syrie, qui se présente comme une organisation humanitaire apolitique.

ATTENTION, LES IMAGES QUI SUIVENT SONT EXTREMEMENT CHOQUANTES

Les images montrent des pompiers tentant d’étouffer les flammes, alors que des corps sont recouverts avec des couvertures, avant d’être emmenés dans une ambulance.

Sans attendre d’obtenir des informations sur les responsables de cette attaque, le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Philip Hammond s’est empressé d’accuser le gouvernement syrien.

«Le mépris du régime Assad pour restaurer la cessation des hostilités en Syrie éclate au grand jour» a-t-il déclaré dans un communiqué, décrivant la tragédie comme «horrifiante».

L'armée syrienne, de son côté, a démenti être à l'origine du bombardement. «Il n’y a aucune vérité dans les rapports (…) sur les forces aériennes syriennes ayant visé un camp de réfugiés», a déclaré le gouvernement dans un communiqué publié dans les médias officiels vendredi. 

L’attaque survient vingt-quatre heures après que 12 personnes ont été tuées et 45 blessées dans des attentats suicide dans la ville syrienne de Homs.

Mercredi, Moscou et Washington ont confirmé avoir négocié un cessez-le-feu de 48 heures à Alep, qui a été le théâtre de violents combats ces derniers temps. L’accord est entré en vigueur le 3 mai et aurait dû être observé jusqu’au 6 mai, 12 heures.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales