L'exécution de Nimr Baqer al-Nimr risque d'enflammer les tensions religieuses, selon Washington

Des manifestants brandissent une bannière où est écrit «la mort est normal pour eux et notre dignité qui nous vient de Dieu est le martyre» au cours d'un rassemblement d'opposition à la mort de Nimr Baqer al-Nimr dans le village de Sanabis à l'ouest de Manama au Bahreïn samedi dernier. Source: Reuters
Des manifestants brandissent une bannière où est écrit «la mort est normal pour eux et notre dignité qui nous vient de Dieu est le martyre» au cours d'un rassemblement d'opposition à la mort de Nimr Baqer al-Nimr dans le village de Sanabis à l'ouest de Manama au Bahreïn samedi dernier.

L'exécution du responsable chiite Nimr Baqer al-Nimr par l'Arabie saoudite en compagnie de 46 autres personnes risque d'aggraver les tensions confessionnelles dans la région préviennent les Etats-Unis.

Le porte-parole du département d'Etat américain, John Kirby, a déclaré que son pays était «particulièrement inquiet» des derniers événements qui se sont produits après la mort de Nimr Baqer al-Nimr, une figure de l'opposition chiite, contre la famille royale saoudienne.

Le 3 janvier à l'aube, des manifestants ont attaqué à coups de cocktails molotovs l'ambassade d'Arabie saoudite en Iran. Téhéran avait en effet déjà prévenu le royaume, par le biais de son vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, que «l’exécution du cheikh Nimr coûterait cher à l’Arabie saoudite». 

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«Châtiment divin»

Des politiciens britanniques, ainsi que les chefs d'Etat irakien et iranien ont critiqué l'exécution de Nimr Baqer al-Nimr par les autorités saoudiennes le 2 janvier. Le chef suprême de la République islamique d'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que les autorités saoudiennes allaient devoir faire face au «châtiment divin» après cette assassinat.

Condamné à mort le 15 octobre 2014 par un tribunal de Riyad, plusieurs personnalités, notamment iraniennes, avaient protesté de cette condamnation et demandé une grâce royale. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi exprimé sa consternation.

Exécuté à l'âge de 56 ans, Nimr Baqer al-Nimr prônait la résistance pacifique et une unité de la lutte avec les chiites du Bahreïn qui sont majoritaires dans ce pays voisin de l'Arabie saoudite.

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