La Russie accuse Londres de vouloir «prolonger la confrontation» en livrant des chars à Kiev

Des soldats travaillent sur un char de combat Challenger 2 sur la zone d'entraînement de Longmoor, dans le Hampshire, le 14 mars 2022 (image d'illustration).© ADRIAN DENNIS Source: AFP
Des soldats travaillent sur un char de combat Challenger 2 sur la zone d'entraînement de Longmoor, dans le Hampshire, le 14 mars 2022 (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

Par la voie de son ambassade à Londres, la Russie a fustigé la récente annonce du gouvernement britannique portant sur la livraison à l'Ukraine de chars de combat, ce qui correspond au franchissement d'un nouveau cap depuis le début du conflit.

L'ambassade de Russie au Royaume-Uni a publié ce 14 janvier un communiqué dans lequel elle dénonce la confirmation le jour-même par Londres de sa volonté d'entretenir l'effort de guerre ukrainien en fournissant à Kiev des chars Challenger 2.

On n’éteint pas le feu à l’aide d’essence. La livraison des chars ne rapprochera en aucun cas la fin des hostilités

Selon la diplomatie russe, cette décision britannique vise à «encourager d’autres pays occidentaux moins conflictuels à suivre cet exemple». 

«Le Royaume-Uni se précipite une fois de plus de se faire valoir et de devenir le premier pays-membre de l’OTAN en matière d’armement de Kiev et d’escalade du conflit», considère l'ambassade qui explique ne pas avoir été surpris par cette annonce qui survient à moins d'une semaine de la prochaine réunion, le 20 janvier, des alliés de l'Ukraine à Ramstein. Il s'agit d'une localité allemande qui accueille une base militaire américaine éponyme depuis 1952 et où les membres de l'Alliance atlantique se sont réunis à plusieurs reprises ces derniers mois pour s'organiser sur le dossier ukrainien.

«Le peuple britannique, déjà lassé par ce conflit et en attente de la paix, sera probablement déçu : on n’éteint pas le feu à l’aide d’essence. La livraison des chars ne rapprochera en aucun cas la fin des hostilités, mais les durcira, faisant plus de victimes, y compris parmi la population civile», peut-on encore lire dans le communiqué de l'ambassade russe. 

En effet, selon la diplomatie russe, Londres aurait pour objectif de «prolonger la confrontation», au mépris de «la vie des Ukrainiens ordinaires». «Cela devient de plus en plus évident que Londres est impliqué dans le conflit. Quant aux chars Challenger 2, il est peu probable qu’ils aident les forces armées ukrainiennes à renverser la situation sur le champ de bataille, mais ils deviendront une grande cible légitime pour les armes russes», conclut l'ambassade.

Zelensky remercie Londres et se félicite d'«un bon signal aux autres partenaires»

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié le Royaume-Uni sur Twitter. «Le soutien toujours fort du Royaume-Uni est désormais inflexible [...]. Lors d'une conversation avec le Premier ministre [britannique] je l'ai remercié pour les décisions qui non seulement nous renforceront sur le champ de bataille, mais enverront également le bon signal aux autres partenaires», a-t-il écrit.

Comme le rapporte l'AFP depuis février 2022, les alliés européens de Kiev ont déjà livré près de 300 chars soviétiques modernisés mais jamais encore de chars lourds de facture occidentale malgré les demandes répétées de l'Ukraine. 

Londres est un des principaux soutiens de l'Ukraine face à la Russie. Le Royaume-Uni a déjà livré, entre autres, des lance-roquettes multiples et 125 canons antiaériens, ainsi que plus de 100 000 munitions depuis le début de l'offensive russe.

L'annonce britannique intervient trois jours après que la Pologne s'est dite prête à fournir 14 Leopard, des chars lourds de conception allemande considérés comme figurant parmi les plus performants du monde.

La semaine passée, France, Allemagne et Etats-Unis avaient promis l'envoi de véhicules blindés transportant de l'infanterie ou de chars de reconnaissance – 40 Marder allemands, 50 Bradley américains et des AMX-10 RC français. 

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix