Energie, Ukraine, Syrie... Entretien téléphonique entre Poutine et Erdogan

Energie, Ukraine, Syrie... Entretien téléphonique entre Poutine et Erdogan© Handout / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan à Astana (Turquie) en octobre (image d'illustration).
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Les présidences turque et russe ont chacun donné un compte rendu d'un appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan qui a balayé plusieurs sujets brûlants, à l'instar de la question énergétique ou encore la Syrie.

Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont eu une discussion téléphonique ce  11 décembre, ont annoncé les deux présidences.

Côté russe, le compte rendu de cet entretien a souligné en préambule le renforcement des relations économiques entre Moscou et Ankara avec une «croissance record des échanges commerciaux». Les deux parties «ont souligné l'importance particulière des projets énergétiques communs», notamment dans le domaine gazier.

Poursuite de la collaboration dans le domaine énergétique 

«Tenant compte des résultats des récents pourparlers à Istanbul avec la participation d’Alexeï Miller, PDG de Gazprom, un échange de vues sur l'initiative de création d’un hub gazier régional en Turquie a été poursuivi», lit-on encore. Vladimir Poutine avait évoqué auprès de Recep Tayyip Erdogan en octobre dernier l'idée d'un «hub gazier» en Turquie afin d'exporter du gaz en Europe alors que livraisons russes vers l'UE sont actuellement affectées par les sanctions occidentales. Son homologue turc avait alors ordonné à son gouvernement de travailler sur ce projet.

Les discussions se sont aussi portées sur l'Ukraine, notamment «la mise en œuvre des accords d'Istanbul signés le 22 juillet sur l'exportation de céréales ukrainiennes depuis les ports de la mer Noire», et l'exportation d'engrais russes. L'accord a été mis à mal fin octobre après une attaque ukrainienne sur la Crimée, avant d'être finalement renouvelé pour 120 jours le 18 novembre, comme prévu, mais grâce à la médiation turque. 

A ce titre, la présidence turque a rapporté que Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu'à la faveur «d'efforts conjoints», «plus de 13 millions de tonnes de céréales» avaient pu être livrées «à ceux qui en ont besoin». Un travail peut désormais commencer sur l'exportation de différents produits à travers le corridor céréalier, a-t-il aussi ajouté.

Recep Tayyip Erdogan a de surcroît «exprimé son souhait le plus sincère pour la fin de la guerre russo-ukrainienne dans les plus brefs délais», est-il précisé. Du côté du Kremlin, il est mentionné que le président russe «a présenté ses évaluations fondamentales de la situation autour de l'Ukraine». 

La situation dans le nord de la Syrie au cœur des préoccupations turques et russes

Enfin, le président turc a abordé la question syrienne, dénonçant des «attaques terroristes» contre son pays par les Kurdes du «PKK/YPG/PYD» depuis le nord de la Syrie. Il a jugé «important et prioritaire d'éliminer les terroristes» sur 30 kilomètres de profondeur le long de la frontière turco-syrienne «conformément à l'accord de Sotchi en 2019».

«Les ministères de la Défense et des Affaires étrangères des deux pays poursuivront des contacts étroits dans ce domaine», soutient la partie russe sur ce sujet.

Le président turc a lancé des raids aériens contre les combattants kurdes de Syrie et d'Irak, que son pays considère comme terroristes après un attentat qui a fait six morts et 81 blessés au cœur d'Istanbul, le 13 novembre. Ankara a affirmé que l'attaque avait été commanditée depuis Kobané, fief kurde de Syrie hors de contrôle de l'armée turque, ce que les Kurdes ont démenti.

Le président Erdogan souhaite établir une «ceinture de sécurité d'Ouest en Est» le long de la frontière syrienne sur 30 kilomètres, ce qui engloberait Kobané. Il a aussi menacé de mener une opération terrestre en Syrie, non suivie d'effets à ce jour. 

Le 22 novembre, le Kremlin avait exhorté la Turquie à ne pas «déstabiliser la situation» dans le nord de la Syrie après le déclenchement de ses raids. Tout en disant comprendre les préoccupations d'Ankara au sujet de sa sécurité, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov avait prévenu contre «un effet boomerang». 

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