Civils tués à Boutcha : l'ensemble de la classe politique française condamne la Russie, qui dément

Civils tués à Boutcha : l'ensemble de la classe politique française condamne la Russie, qui dément© Rodrigo Abd/AP
L'armée russe est accusée par Kiev d'avoir tué des centaines de civils à Boutcha, évoquant des fosses communes. Moscou dément formellement (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

Après la découverte de cadavres de civils dans la ville ukrainienne, les candidats à la présidentielle ont unanimement condamné Moscou, sans attendre une quelconque enquête et ce alors que la Russie maintient ne pas être responsable de ces exactions.

La question de la responsabilité d'un massacre de civils dans la ville ukrainienne de Boutcha a fait réagir la classe politique française, qui a clamé à l'unisson sa condamnation de ces actes, estimant que la Russie en était responsable. Pourtant, aucune enquête n'a pour l'heure établi la responsabilité de Moscou, qui pointe de son côté une «provocation» de Kiev.

Pour Macron, il est «à peu près établi que c'est l'armée russe»

Le président de la République Emmanuel Macron, à l'instar des dirigeants allemand et britannique, a évoqué dès le 3 avril des images «insoutenables» et affirmé sur Twitter que «les autorités russes devront répondre de ces crimes». Interviewé sur France Inter le 4 avril, il a cependant été moins affirmatif quant aux auteurs des exactions : évoquant des «indices très clairs de crimes de guerre», il a ajouté qu'il était selon lui «à peu près établi que c'est l'armée russe».

Les oppositions se sont jointes à cette condamnation par le chef de l'Etat : selon la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, il revient à l'ONU d'établir les responsabilités dans ce dossier, tandis que «la Russie, comme tout autre pays, ne devrait réintégrer le concert des nations sans que soient punis les coupables de crimes de guerre établis par la communauté internationale». 

Son concurrent à droite, Eric Zemmour, a adopté une position similaire. Selon le candidat de Reconquête !, «les images de la ville de Boutcha révèlent au monde entier des atrocités commises par l'armée russe sur les populations civiles», et une enquête doit être menée en vue de punir les responsables.

Le candidat des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, n'a pas été en reste dans ces condamnations, en qualifiant de «pure sauvagerie meurtrière» les crimes dont est accusée l'armée russe. «Ni oubli ni pardon», a-t-il ajouté.

Interviewé sur LCI le 4 avril, le candidat communiste Fabien Roussel a estimé, «face à ces horreurs et ces actes de torture», que «le plus important, c'est que ces faits soient réellement établis par la Cour pénale internationale», afin de pouvoir sanctionner les responsables.

Toujours à gauche de l'échiquier politique, l'écologiste Yannick Jadot a évoqué «l'horreur à Boutcha» et réaffirmé que «[Vladimir] Poutine est un dictateur et un criminel de guerre». «L’embargo s’impose pour que cessent les atrocités», a-t-il complété, en référence aux discussions menées au niveau européen au sujet d'un éventuel embargo sur les hydrocarbures en provenance de Russie.

Alors que Kiev a accusé les forces russes d'avoir tué plusieurs centaines de civils dans cette ville proche de la capitale, le ministère russe de la Défense a fermement démenti ces accusations le 3 avril, évoquant une «provocation». Moscou précise que l'armée russe a quitté Boutcha le 30 mars au «lendemain de la session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine en Turquie», et que dans un message vidéo publié le 31 mars, le maire de la ville n'a jamais évoqué la mort de civils.

Le maire de Boutcha annonce la libération de sa ville le 31 mars

Pour la Russie, les cadavres montrés en images ne peuvent pas être restés aussi longtemps dans la rue puisqu'«ils n'ont pas de lividités cadavériques typiques et que dans les plaies il y a du sang qui n’a pas coagulé».

L'agence Reuters a pour sa part précisé, le 4 avril, ne pas avoir été «en mesure de vérifier de manière indépendante qui était responsable de la mort des habitants décédés».

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix