Air Cocaïne : Nicolas Sarkozy voudrait qu'on s'intéresse plus aux terroristes qu'à lui

Nicolas Sarkozy© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Nicolas Sarkozy

Alors que ses téléphones ont été géolocalisés en 2013 dans le cadre de l'affaire Air Cocaïne, Nicolas Sarkozy a dit mercredi que les moyens mis sur lui devraient être alloués à la surveillance des «terroristes» qui nuisent à la sécurité des français.

Sur les ondes la radio RTL, l'ex-chef de l'Etat a expliqué qu'il avait découvert avoir été géolocalisé, que ses téléphones ont été écoutés et que les numéros qu'il a composés ont été comparés avec ceux appelés par les trafiquants de drogue.

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«Pourquoi se donner tant de mal ? Je suis suivi toute la journée par des journalistes, on peut me pister assez facilement», a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy en a profité pour tâcler le Premier ministre Manuel Valls qui avait dit «d'ailleurs avec raison», que s'agissant des gens fichés S, suspectés de terrorisme, «qu'on n'a pas assez de moyens» et qu'«on ne peut pas surveiller tout le monde», ajoutant : «Peut-être qu'on pourrait réallouer une partie des policiers et des moyens considérables mis sur moi sur les terroristes ou sur les gens qui mettent en cause la sécurité des Français».

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Le leader du parti Les Républicains a dit «ne mettre en cause personne» et vouloir «simplement savoir si les procédures ont été respectées et comprendre pourquoi le contribuable doit payer (...) uniquement pour me surveiller parce que je représenterais un danger pour la République».

D'après Nicolas Sarkozy, si ce genre d'affaire s'était passé «dans une autre démocratie», évoquant «le scandale que le chef de l'opposition soit géolocalisé, que ses téléphones soient surveillés, qu'il soit écouté», il y aurait eu un rapport qui aurait «aterri naturellement sur le bureau de la garde des Sceaux».

Selon des informations publiées dimanche dans le JDD, le téléphone de l'ancien chef de l'État a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l'enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.

Manuel Valls a assuré mardi à l'Assemblée nationale que le ministère de la Justice n'avait pas été informé de cette géolocalisation.

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