Le système de parrainage pour la présidentielle signe «le retour du féodalisme», selon Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan à Paris© Thomas Coex, Pool Source: AP
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Nicolas Dupont-Aignan à Paris, le 20 mai 2020 (image d'illustration).
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Nicolas Dupont-Aignan, qui affirme disposer de «480 engagements réels», a estimé qu'à cause du principe de transparence des noms des élus apportant leur signature, «beaucoup de maires, qui parrainaient avant, ne veulent plus parrainer aujourd'hui».

A droite, il n'y a pas que Marine Le Pen et Eric Zemmour pour critiquer le système de parrainage permettant d'être candidat à l'élection présidentielle. Egalement prétendant à l'Elysée, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a fustigé le 20 février sur CNews un fonctionnement qui marque selon lui «le retour du féodalisme en France».

Réformé sous François Hollande en 2016, ce système rend depuis obligatoire la publication des noms des élus qui parrainent un candidat. Pour être officiellement dans la course, 500 signatures doivent être déposés au Conseil constitutionnel avant le 4 mars à 18h.

Or selon Nicolas Dupont-Aignan, du fait de ce principe de transparence des noms, «beaucoup de maires, qui parrainaient avant, ne veulent plus parrainer aujourd'hui». La faute selon lui à des pressions locales : «Je crois que ça illustre le malaise local qu'il y a, la puissance des intercommunalités. Vous savez, on a regroupé, et ça, j'étais contre, les maires dans ces espèces d'immenses intercommunalités féodales. C'est le retour du féodalisme en France», a expliqué le candidat Debout la France.

Le député de l'Essonne devrait lui-même obtenir les signatures. Le 19 février sur TF1, il a annoncé disposer de «480 engagements réels», tout en déplorant «des pressions sur la liberté des maires». Au 17 février, sur le site du Conseil constitutionnel, Nicolas Dupont-Aignan disposait de 379 signatures enregistrées. 

Zemmour et Le Pen inquiets

D'autres candidats semblent en plus mauvaise posture, à quelques jours de la clôture des parrainages. Eric Zemmour a affirmé le 20 février qu'il était «très possible» qu'il n'obtienne pas les 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle, le RN faisant également part d'une «vraie incertitude» pour sa candidate Marine Le Pen.

Au dernier pointage du Conseil constitutionnel le 17 février, six candidats, déclarés ou non, ont déjà obtenu les 500 parrainages : Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Anne Hidalgo, Nathalie Arthaud, Fabien Roussel et Jean Lassalle. Yannick Jadot (490 parrainages) y est presque, ce qui n'est pas encore le cas pour Jean-Luc Mélenchon (370), Marine Le Pen (366), Eric Zemmour, Philippe Poutou (199), Christiane Taubira (86) ou encore Hélène Thouy (74).

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