Inès Madani condamnée en appel à 30 ans de réclusion pour l'attentat raté près de Notre-Dame en 2016

- Avec AFP

Inès Madani condamnée en appel à 30 ans de réclusion pour l'attentat raté près de Notre-Dame en 2016© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Cliché pris à Paris le 15 avril 2020 (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

La djihadiste a été condamnée en appel à 30 ans de prison pour l'attentat raté aux bonbonnes de gaz près de Notre-Dame en 2016. Sa peine a été assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

La djihadiste Inès Madani a été condamnée le 7 juin en appel à Paris à 30 ans de réclusion criminelle dont deux tiers de sûreté pour un attentat manqué aux bonbonnes de gaz près de Notre-Dame en septembre 2016.

La cour d'assises spéciale a confirmé la peine infligée en première instance à la jeune femme de 24 ans, mais en l'assortissant, cette fois, d'une période de sûreté, conformément aux réquisitions de l'avocat général. Inès Madani, qui était âgée de 19 ans au moment des faits et qui avait fait appel de sa condamnation, n'a pas semblé réagir à l'énoncé du verdict, après près de cinq heures de délibérations. 

Dans ses derniers mots à la cour avant que celle-ci ne se retire pour délibérer, l'accusée, veste noire sur chemise blanche, cheveux bruns retenus en chignon, a assuré avoir «changé» et s'est présentée comme une «repentie». «Aujourd'hui, je ne suis plus la même personne qu'il y a cinq ans», a-t-elle lancé, ajoutant regretter «sincèrement» les faits et «leur gravité». Ses avocats Daphné Pugliesi et Tewfik Bouzenoune avaient demandé à la cour «un peu d'espoir», avec une peine «un peu en-dessous de trente ans, vu sa totale reconnaissance des faits, vu son jeune âge». 

L'avocat général, Guillaume Portenseigne, avait au contraire estimé totalement inconcevable qu'Inès Madani, restée selon lui «loin d'une déradicalisation», puisse être condamnée à moins de trente ans de réclusion criminelle pour cette tentative d'attentat de masse. 

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et une autre djihadiste, Ornella Gilligmann – condamnée définitivement à 25 ans de réclusion – avaient garé une voiture contenant six bonbonnes de gaz devant la terrasse bondée d'un restaurant près de Notre-Dame de Paris, et avaient essayé de l'incendier avec du gasoil. Seul ce mauvais choix de carburant, difficilement inflammable, a permis d'éviter une explosion meurtrière.

Inès Madani a également été condamnée pour avoir, lors de sa cavale, tenté d'assassiner un policier de la DGSI. Elle avait été arrêtée, un couteau à la main, le 8 septembre 2016 à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). 

La cour d'assises spéciale a par ailleurs condamné à cinq ans d'emprisonnement Mohamed Lamine Aberouz, qui était une nouvelle fois jugé dans un autre volet de l'affaire, pour le délit de non-dénonciation de crime terroriste. Son avocat Vincent Brengarth avait plaidé l'acquittement.

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram
En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»