Le Système de combat aérien du futur prêt à franchir une nouvelle étape de son développement

Le Système de combat aérien du futur prêt à franchir une nouvelle étape de son développement© AFP / BERTRAND GUAY
Les ministres de la Défense Allemande et Française, Annegret Kramp-Karrenbauer et Florence Parly, accompagnés par le secrétaire d'Etat à la Défense espagnole, Angel Olivares Ramirez le 20 février 2020 à Paris (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

Paris, Berlin et Madrid se sont accordés pour la réalisation d'une nouvelle phase conceptuelle du programme SCAF (Système de combat aérien du futur). D'un budget estimé à 3,5 milliards d’euros, l'accord doit être soumis au Bundestag d'ici fin juin.

Dans un communiqué conjoint publié le 17 mai, la ministre française des Armées Florence Parly, la ministre allemande de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer et son homologue espagnole Margarita Robles, ont annoncé avoir trouvé un accord pour le développement de la prochaine phase conceptuelle du programme SCAF (Système de combat aérien du futur).

Cette nouvelle phase de conception, estimée à 3,5 milliards d’euros, est connue sous le nom de «1B» et doit s'étendre de 2021 à 2024 pour aboutir au premier vol d'un démonstrateur vers 2027. Les trois pays doivent financer cette enveloppe à parts égales.

Pour les trois ministères, «les discussions menées par la DGA (Direction générale de l'Armement), le BMVg (Ministère de la Défense) et la DGAM (Direction générale de l'Armement et des Matériaux) au cours des derniers mois ont permis d'aboutir à un accord équilibré entre les différents partenaires pour la prochaine étape de la phase de démonstration du programme. Les arrangements étatiques correspondants sont désormais prêts à suivre les processus administratifs nationaux en vue d'une validation formelle».

Cette nouvelle avancée reste néanmoins soumise au Parlement allemand qui devra donner son accord d’ici fin juin avant l'interruption de son activité. Si les principaux industriels français, notamment Dassault Aviation et Airbus ont notifié aux Etats qu’ils avaient trouvé un accord début avril avec leurs principaux partenaires étrangers, des négociations seraient toujours en cours entre les différents acteurs impliqués d'après l'Opinion

Un avion de combat, des drones d'accompagnement et un réseau informatique connecté pour le traitement et le partage des données

Le programme SCAF a été lancé en 2017 par les Français et les Allemands avant d'être rejoints par les Espagnols en 2019. Il sera composé d'un avion de combat de nouvelle génération, de plateformes aériennes pilotées à distance semblables à des drones (les «Remote carriers») et d'un cloud de combat conçu pour le partage et l'échange des données afin d'assurer «la supériorité informationnelle».

La phase «1A» d'études et de négociations sur les besoins militaires des pays et les capacités spécifiques des industriels avait été particulièrement mouvementée, les différentes nations affichant des besoins opérationnels divergents et les industriels étant particulièrement frileux sur les questions de propriété intellectuelle et leur implication dans le développement du projet.

En Europe, le programme SCAF souffre déjà d'un concurrent direct, le programme Tempest mené par le Royaume-Uni, la Suède et l’Italie. Comme le rapporte l'Usine Nouvelle, la France serait partisane d'un rapprochement entre les deux projets dans la perspective de produire un avion européen unique.

«Nous sommes l’un et l’autre en phase de conception. Je pense dans les années qui viennent que les choses pourront évoluer [...] De notre côté, la porte est ouverte. C’est-à-dire que si nous pouvons un jour rapprocher les deux projets d’avions de combat qui existent à l’échelle européenne, ce serait quand même une bonne chose pour tous», avait indiqué Joël Barre, le patron de la Direction générale de l’Armement le 3 mai sur le plateau de BFM Business.

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix