Le rappeur Médine attaque la députée LREM Aurore Bergé pour l'avoir qualifié d'«islamiste»

Le rappeur Médine attaque la députée LREM Aurore Bergé pour l'avoir qualifié d'«islamiste»© Capture d'écran/YouTube
Le rappeur Médine dans son clip "FC Grand Médine", sur YouTube.
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L'artiste de 38 ans reproche à l'élue LREM de l'avoir qualifié de «rappeur islamiste» qui «disait qu’il fallait tuer des laïcards» et accusé de lancer un appel «au meurtre», dans des propos tenus le 18 février sur LCI.

Le rappeur Médine a annoncé dans un entretien à Mediapart publié le 23 février 2021 avoir porté plainte pour diffamation auprès du tribunal judiciaire de Paris contre la députée LREM Aurore Bergé. Il reproche à l'élue de la majorité de l'avoir qualifié de «rappeur islamiste» qui «disait qu’il fallait tuer des laïcards» et accusé de lancer un appel «au meurtre». «J’attends une condamnation et des excuses publiques. Je vais demander la totale : dommages et intérêts», explique le rappeur de 38 ans, selon qui Aurore Bergé «lui colle une idéologie qui n’est, bien sûr, pas la [s]ienne».

La présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale a parlé du musicien le 18 février sur LCI, dans le cadre du débat sur l'islamo-gauchisme à l'université lancée par la ministre Frédérique Vidal : «Vous avez par exemple ce rappeur islamiste Médine, vous savez, celui qui disait qu’il fallait tuer les laïcards. Est-ce légitime qu’une école aussi prestigieuse que l’ENS donne la parole à celui qui appelle au meurtre ?». Médine avait participé à un séminaire de l'Ecole normale supérieur (ENS) en 2017. Le passage est à retrouver à 11mn50 dans la vidéo ci-dessous.

Je scie l'arbre de leur laïcité avant qu'on le mette en terre

Ce n'est pas la première fois que le chanteur se retrouve au cœur de débats politiques. Il avait dû renoncer à se produire au Bataclan en octobre 2018, une vive polémique l'ayant contraint à annuler deux concerts, presque trois ans après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 qui s'étaient en partie déroulés dans cette salle de spectacle.

Certaines de ses anciennes chansons comme «Jihad» ou «Don't Laïk», avaient été considérées par certains comme allant dans le sens des thèses djihadistes. Dans le deuxième morceau, sorti en janvier 2015 une semaine avant l'attentat de Charlie Hebdo, Médine s'attaquait à la laïcité avec des phrases comme «Crucifions les laïcards comme à Golgotha» ou encore «Je scie l'arbre de leur laïcité avant qu'on le mette en terre». Aurore Bergé faisait référence à ces paroles dans son intervention sur LCI.

A l'époque de la prestation finalement annulée au Bataclan, des avocats de victimes avaient demandé au préfet de Paris de faire interdire le concert, et des responsables politiques de droite avaient contesté sa programmation. Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan avait tweeté : «Français, battons-nous pour que Médine ne salisse pas la mémoire de nos morts.» Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez s'était indigné d'un «sacrilège pour les victimes, déshonneur pour la France». «Aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du Bataclan. La complaisance ou pire, l'incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit !», avait enfin commenté sur twitter la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

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