Le Conseil économique, social et environnemental lance une consultation sur le passeport vaccinal

Le Conseil économique, social et environnemental lance une consultation sur le passeport vaccinal© Charles Platiau Source: Reuters
L'intérieur du Cese en 2015 (image d'illustration).
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Chargé de conseiller le gouvernement, le Conseil économique, social et environnement a lancé une consultation sur son site à propos du passeport vaccinal. Un passeport qui suscite partout en Europe une opposition importante.

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a lancé le 17 février une consultation en ligne sur le passeport vaccinal, quelques jours après avoir transmis au gouvernement une recommandation en faveur des licences d'office pour produire des vaccins anti-Covid.

«Que pensez-vous du passeport vaccinal ?» : telle est la question posée sur le site participez.lecese.fr jusqu'au 7 mars. En réponse à cette proposition de laissez-passer «pour accéder aux lieux aujourd'hui fermés (restaurants, cinémas, stades, musées)», cinq choix sont proposés (de très défavorable à très favorable), ainsi qu'un champ de commentaire facultatif à propos de cette initiative qui suscite le débat, voire l'hostilité un peu partout en Europe.

Cette consultation fait suite à un premier questionnaire clos le 15 février à propos de la vaccination, et dont les premiers résultats font ressortir que les effets secondaires sont le principal sujet d'inquiétude des sondés, selon Stéphanie Goujon, rapporteur de la commission vaccination du Cese.

Des recommandations pour le gouvernement sur la stratégie vaccinale 

Cette instance a déjà transmis deux recommandations au gouvernement, précise sa présidente Marie-Andrée Blanc.

La première conseillait dès fin janvier de créer une plateforme téléphonique d'accueil et un «site internet unique» pour informer la population sur la campagne vaccinale.

La seconde, adoptée la semaine dernière, suggère à l'exécutif de solliciter les licences de fabrication des vaccins déjà autorisés et d'envisager le recours à l'octroi de licences d'office.

D'autres débats sont prévus ce 18 février sur l'accessibilité aux vaccins, les lieux de vaccination, la logistique, la communication, la médecine de ville et les territoires, en vue de la présentation d'un rapport d'étape le 23 février, sans doute assorti de nouvelles recommandations.

Ces travaux seront alimentés par un collectif de citoyens tirés au sort et installés mi-janvier, et dont les 35 membres se retrouveront pour une nouvelle session à partir de ce 18 février. Un collectif de citoyens qui avait pour but d’associer la population à la stratégie vaccinale du gouvernement.

Mais rien ne garantit leur mise en œuvre concrète, comme l'a rappelé le professeur Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, selon l'AFP, qui le cite : «Recommandation ne veut pas dire décision, le pouvoir politique garde toute sa liberté».

Pour Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, interrogé par RT France, ce passeport n'est pas «le problème actuel», la priorité est déjà «d'avoir des vaccins». «Il faut se recentrer là-dessus», ajoute-t-il. 

Le journaliste éditorialiste Michel Grossiord a réagi en déclarant sur Twitter : «C’est quoi encore cette initiative inutile de la part d’un truc qui l’est tout autant, le Cese ? En résumé, il s’agit de "consulter" sur le passeport vaccinal qui s’imposera de toute façon... et le plus vite sera le mieux ! Quelle galéjade...»

Le fondateur du parti Les Patriotes, Florian Philippot, s'est pour sa part insurgé sur ce même réseau social : «Comment préparer l’opinion publique au passeport vaccinal ? Organiser une "consultation" (bidon) par l’inutile Conseil économique, social et environnemental (Cese). C’est cousu de fil blanc !»

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