Un habitant de Poissy juge «tout à fait normal» que des policiers aient été attaqués au mortier

Un habitant de Poissy juge «tout à fait normal» que des policiers aient été attaqués au mortier© THOMAS COEX / AFP
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Un policiers de la Brigade anti-criminalité de nuit en patrouille le 16 octobre 2020 à Paris.
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«On ne peut pas répondre en les frappant, c'est la seule solution qu'on a, on leur tire dessus au mortier», a expliqué un jeune homme questionné par CNews le 15 février sur les tirs de mortier essuyés par une patrouille de police deux jours plus tôt.

Un habitant de Poissy interviewé le 15 février par CNews a expliqué qu'il était «tout à fait normal» que des individus aient tiré au mortier d'artifice sur des policiers le 13 février dans la ville des Yvelines.

«C'est la seule solution qu'on a, on leur tire dessus au mortier»

«Moi je les comprends, les petits, et je suis même d'accord avec eux», a-t-il développé. Pour justifier les faits, le jeune homme ajoute au sujet des policiers : «Quand ils nous attrapent, ils nous ramènent dans les caves et ils nous mettent des claques». «On est obligés de répondre d'une manière ou d'une autre. On ne peut pas répondre en les frappant, c'est la seule solution qu'on a, on leur tire dessus au mortier», argumente-t-il.

A la suite de ces violences commises à Poissy contre des policiers en patrouille, une enquête a été ouverte le 15 février pour «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique», et confiée conjointement à la sûreté départementale des Yvelines et à la sûreté urbaine de Conflans-Sainte-Honorine, a déclaré le parquet de Versailles.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux et largement relayée par de nombreux médias et des syndicats de policiers, on entend certains des agresseurs hurler «Tuez-les, tuez-les», tandis que des explosions retentissent. 

Les quatre policiers de la patrouille pris à partie vont être auditionnés et décideront s'ils portent plainte à l'issue de la procédure, indique à l'AFP une source proche du dossier. Aucun blessé n'est néanmoins à déplorer, d'après la police et aucune interpellation n'a eu lieu sur la trentaine de personnes soupçonnées d'avoir participé aux violences et qui ont rapidement pris la fuite.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné le 15 février sur Twitter cette «odieuse agression de policiers» et les «appels au meurtre», estimant que ces faits  était «une nouvelle démonstration qu’être policier n’est pas un métier comme les autres». Dans la soirée, il s'est rendu au commissariat de Poissy pour apporter son soutien aux agents, qualifiant devant la presse ces actes d'«extrêmement graves».

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