Enquête ouverte pour des menaces de mort à l'encontre du maire de Trappes, Ali Rabeh

Enquête ouverte pour des menaces de mort à l'encontre du maire de Trappes, Ali Rabeh© Capture d'écran Twitter, @alirabeh
Le compte Twitter du maire de Trappes, Ali Rabeh.
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Une enquête a été ouverte pour des menaces de mort à l'encontre du maire de Trappes, Ali Rabeh, dans le contexte de polémique autour des propos du professeur Didier Lemaire sur l'islamisation de la ville. L'édile avait dénoncé ces propos.

Une enquête a été ouverte pour des menaces de mort à l'encontre du maire de Trappes, Ali Rabeh, selon des informations de l'AFP, citant le parquet de Versailles, le 13 février 2021. D'après cette source, l'ouverture de l'enquête, qui a été confiée à la police judiciaire des Yvelines, est consécutive à un signalement sur la plateforme Pharos, où l'on peut communiquer des contenus illicites en ligne.

Le maire Génération.s de Trappes a confirmé auprès de l'AFP bénéficier dorénavant d'une protection policière. Il bénéficiait déjà d'une surveillance depuis une semaine.

Depuis la polémique autour des propos de Didier Lemaire, un professeur de philosophie de Trappes qui se dit victime de menaces depuis une lettre ouverte dénonçant l'islamisme dans la ville, Ali Rabeh explique être la cible de nombreuses insultes racistes et de menaces de mort qui l'ont conduit à déposer plainte au commissariat.

Soutiens à gauche

Plus tôt ce 13 février, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon et son parti Génération.s avaient demandé la protection du maire de Trappes (qui appartient au même mouvement), signalant qu'il faisait face à un «déferlement de haine» et à des «menaces de mort».

«Un maire victime d'un racisme massif et abject, plusieurs fois menacé de mort. [La présidente de la région Ile-de-France] Valérie Pécresse ne demande pas sa protection, mais sa révocation. Ali Rabeh doit être protégé», a-t-il tweeté le 13 février.

De fait, Valérie Pécresse (ex-LR) et son collègue de la région Paca (LR) Renaud Muselier avaient réclamé le 12 février au ministre de l'Intérieur la suspension immédiate d'Ali Rabeh en vue de sa révocation, évoquant notamment la distribution d'une lettre par le maire de Trappes dans un lycée de sa ville.

Divers élus de gauche ont apporté leur soutien au maire de Trappes, à l'image de l'édile de Grenoble, Eric Piolle (EELV), ou du président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, qui a tweeté : «Soutien à Ali Rabeh qui, sans nier les difficultés, se bat contre la stigmatisation de la population de sa ville et fait vivre les valeurs de la République au quotidien.»

A l'autre bout du spectre politique, le porte-parole du RN Sébastien Chenu avait notamment déploré sur France Info que le professeur de philosophie Didier Lemaire ait été «lâché par le maire» alors «qu'on attendrait l'unité». Selon lui, la prise de position du maire de Trappes «en dit long sur l'impuissance de l'Etat à endiguer la montée de l'islamisme».

Les projecteurs braqués sur Trappes depuis la lettre ouverte de Didier Lemaire

Le nom de Didier Lemaire apparaît sur toutes les chaînes télévisées ces derniers jours, depuis qu'il affirme avoir reçu des menaces en raison de la publication en novembre de son texte intitulé Lettre ouverte d'un prof de Trappes : comment pallier l'absence de stratégie de l'Etat pour vaincre l'islamisme ? Dans ce récit publié par L'Obs, l'enseignant rendait notamment hommage à Samuel Paty et affirmait : «Professeur de philosophie à Trappes depuis 20 ans, j'ai été témoin de la progression d'une emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps.»

Une enquête a été ouverte pour «menaces sur personne chargée de mission de service public» après que le parquet de Versailles a eu connaissance d'«inquiétudes vis-à-vis du professeur à l'encontre duquel des menaces auraient été proférées».

Le 11 février, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait déclaré avoir proposé à Didier Lemaire de bénéficier d’une protection rapprochée.

De son côté, Ali Rabeh avait dénoncé des «mensonges» et des «contre-vérités» à propos des allégations de Didier Lemaire sur sa ville.

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