«J'aurais pas dû» : Usul s'explique après avoir injurié la youtubeuse Tatiana Ventôse

«J'aurais pas dû» : Usul s'explique après avoir injurié la youtubeuse Tatiana Ventôse
Le youtubeur Usul lors d'une interview avec le Lyon Bondy Blog en mai 2017, capture d'écran YouTube
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Le chroniqueur de gauche Usul s'est expliqué dans une série de tweets après s'être livré, dans un direct sur Twitch, à des injures brutales, notamment à l'encontre de la blogueuse Tatiana Ventôse. Cette dernière se réserve le droit de porter plainte.

«J'ai fait de la merde» : le youtubeur officiant notamment chez Mediapart Usul a fait son mea culpa le 8 février dans une série de tweets, près d'une semaine après un dérapage incontrôlé sur la plateforme de diffusion en direct Twitch. 

«Petit retour sur mon pétage de câble de mardi dernier : j'ai fait de la merde, j'aurais pas dû tenir ces propos là et encore moins sur le net [...] Faut croire que des années de cyber harcèlement ça marche et ça m'a un peu ébréché. À cette heure là et dans cet état là j'aurais dû être au lit», a notamment écrit le chroniqueur.

Manifestement éméché, celui qui se décrit comme un «marxiste maison» dans sa biographie Twitter, avait abreuvé d'injures le 2 février la blogueuse politique Tatiana Ventôse au cours d'un direct hébergé sur le compte Twitch d'un autre blogueur, DanyCaligula.

Toujours au cours de l'émission, dans un discours décousu, Usul s'en est pris avec virulence à l'écrivain de gauche François Bégaudeau, au média en ligne Thinkerview, au youtubeur Greg Tabibian (J'suis pas content TV), à Sud Radio ou encore à Frédéric Taddeï et RT France. 

Survolté, Usul s'est alors fendu d'insultes multiples, notamment à l'encontre de ses intervieweurs hilares au cours de sa diatribe. 

Mais c'est surtout son attaque ad personam particulièrement violente vis-à-vis de Tatiana Ventôse, connue pour animer la chaîne YouTube d'analyse politique Le fil d'actu, qui a valu à Usul un bon nombre de critiques notamment en ligne. Entre insultes et attaques personnelles, le chroniqueur accusait notamment celle-ci de «recycler les vieilles eaux croupissantes de l'Alt right [courant de l'extrême droite américaine]». 

Tatiana Ventôse, ancienne membre du Parti de gauche, avait notamment publié en décembre dernier une vidéo très partagée intitulée Pourquoi j'ai quitté la gauche (et ce que j'ai retrouvé), dans laquelle elle avait longuement fustigé la ligne politique de Usul, qui incarne selon elle la «gauche dégénérée», composée d'«identitaires, [de] racialistes, ces sous-produits petits bourgeois, des individualistes néolibéraux au cerveaux détruits par le postmodernisme à l'américaine qui se sentent une âme de révolutionnaires en carton». La youtubeuse avait en outre accusé Usul d'être à l'origine de son éviction d'un collectif de vidéastes de gauche mobilisés contre la loi El Khomri en 2016. 

«Premièrement, je tiens à rappeler que mon activité consiste entre autres à parler de sujets politiques», a réagi Tatiana Ventôse dans un communiqué le 5 février eu égard au fait que la polémique prenait de l'ampleur. Précisant n'avoir «jamais confondu la critique des idées avec l'attaque gratuite», la chroniqueuse a estimé qu'elle n'avait de ce fait «rien de particulier à dire sur les propos d'Usul à [son] encontre». Elle a en outre précisé qu'elle se réservait le droit de porter plainte contre lui pour «diffamation et injure publique». 

«Je sais pas si c'est le couvre feu, le fait de pas avoir fait de soirée avec des potes [...]»

Usul s'est de son côté excusé à demi-mot pour avoir attaqué la personne plutôt que ses idées. «Désolé pour celles et ceux que de tels propos ont légitimement choqué, c'est pas ce que je fais d'habitude sur Twitch où on parle de fond», a-t-il déclaré dans sa confession, jurant dans le futur de mettre «un point d'honneur à pas donner dans l'attaque perso malgré tout ce qu[il recevra] dans la gueule». De façon plus surprenante, le chroniqueur a par ailleurs avancé l'hypothèse du «couvre feu» et le «fait de pas avoir fait de soirée avec des potes depuis des semaines», pour expliquer son dérapage. 

Je vais pas défendre une sale facho et sa bande qui le pourrissent salement depuis un bail sans qu’il puisse répondre

Si beaucoup d'internautes lui ont reproché son comportement, le chroniqueur s'est tout de même vu soutenu par certains sur les réseaux sociaux, dont le journaliste et militant Taha Bouhafs : «Moi perso je vais pas hurler avec les loups. Je vais pas défendre une sale facho et sa bande qui le pourrissent salement depuis un bail sans qu’il puisse répondre», a-t-il écrit sur Twitter, reconnaissant tout de même que le chroniqueur avait fait «une erreur».

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