Projet de loi bioéthique : les opposants manifestent avant le retour du texte au Sénat

Avant le retour dès le 2 février au Sénat du projet de loi bioéthique avec sa mesure phare ouvrant la PMA à toutes les femmes, les opposants ont manifesté dans plusieurs villes de France le 31 janvier. Ils étaient plusieurs centaines à Paris.

Le projet de loi bioéthique qui comprend sa mesure phare ouvrant la PMA à toutes les femmes sera de retour à partir du 2 février au Sénat. Avec une majorité de droite, la Chambre haute du Parlement l'avait voté de justesse une première fois moyennant de larges modifications.

En première lecture il y a déjà un an, dans un climat globalement serein, le texte avait donné lieu à deux semaines de débats nourris. Ils avaient été animés tous les soirs, à l'extérieur du palais du Luxembourg, par les rassemblements sonores des opposants à l'extension de la PMA (procréation médicalement assistée).

Le 31 janvier, les pourfendeurs du texte se sont réunis une nouvelle fois dans plusieurs villes de France, comme Lyon (Rhône), pour faire reculer le gouvernement et inciter le Sénat à voter contre. Parmi les centaines de manifestants du cortège parisien figurait le collectif des Poissons roses, qui se définit comme des chrétiens de gauche et appartenant au collectif Marchons enfants. Le président des Poissons roses, Patrice Obert, a expliqué lors d'un point presse pourquoi il refusait cette extension de la PMA, estimant notamment que «cette loi avait un côté impraticable» faute de gamètes mâles en France, avec pour conséquence «très simple mais dramatique, [qui] serait la rémunération du don des gamètes». Il a aussi rappelé qu'il y avait également «la problématique de la famille qui était en cause», demandant ainsi à ce que se tiennent des «Etats généraux de la famille durable».

L'une des figures médiatiques du mouvement de la contestation, Ludovine de La Rochère, craint en outre que cette loi, à travers les articles 15,16 et 17, puisse permettre la «création d'embryons transgéniques» et des «embryons chimères, c'est-à-dire l'adjonction de cellules embryonnaires humaines à l'embryon animal». Elle se révolte aussi contre un article qui traite de la GPA (Gestation pour autrui) : «Contrairement à ce qu'on lit trop souvent, La GPA est bien l'un des sujets du projet de loi bioéthique.»

A Béziers (Hérault), le maire de droite radicale Robert Ménard a participé au côté de son épouse et députée, Emmanuelle Ménard, au rassemblement contre le projet de loi.

Le texte, qui a été adopté en deuxième lecture par l'Assemblée nationale cet été, sera examiné sur trois petites journées dans l'hémicycle du Sénat, éclipsé par le nouveau tour de vis attendu contre le Covid-19. 

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