Sept personnes interpellées dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty

- Avec AFP

Sept personnes interpellées dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty© Thomas Coex Source: AFP
Cliché pris à Conflans-Sainte-Honorine le 3 novembre 2020 (image d'illustration).
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Sept individus ont été interpellés dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, ce professeur décapité à proximité de son collège de Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Sept hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés le 12 janvier 2021 dans plusieurs régions de France dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, décapité près d'un collège des Yvelines en octobre dernier, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du Point.

Les suspects «apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait [Abdoullakh] Anzorov», l'assassin de Samuel Paty, a précisé une source judiciaire.

Les sept hommes, dont certains sont d'origine tchétchène comme le terroriste, ont été interpellés notamment à Toulouse, Lyon, Rouen, Besançon, en Seine-et-Marne et dans le Maine-et-Loire, a précisé cette même source.

Les interpellations ont été réalisées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans plusieurs villes de France, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Quatorze personnes mises en examen

En décembre, cinq hommes âgés de 18 à 21 ans et d'origine tchétchène, soupçonnés d'avoir eu des contacts avec l'assaillant, avaient été libérés à l'issue de leur garde à vue sans poursuite à ce stade.

Au total, quatorze personnes sont mises en examen dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, 47 ans, décapité le 16 octobre près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. 

Parmi les suspects figurent six collégiens. Cinq d'entre eux sont poursuivis pour «complicité d'assassinat terroriste», accusés d'avoir permis à Anzorov, un réfugié de 18 ans, d'identifier le professeur.

Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio où il disait avoir «vengé le prophète» Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir «montré de manière insultante». Il avait été abattu peu après par les policiers.

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