L'école d'ingénieurs s'appelle l'ISIS, les douanes canadiennes retiennent leur commande

L’école d’ingénieurs informatiques et systèmes d’informations (ISIS) de Castres a été victime d’une fâcheuse mésentente avec les douanes canadiennes à cause de son acronyme.
C’est l’histoire drôle du jour. ISIS en anglais c’est l’Islamic State for Irak and al-Sham. En d’autres termes Daesh. Alors quand une école d’ingénieurs de Castres partageant cette acronyme a commandée à une entreprise canadienne du matériel de géolocalisation pour des programmes de recherche, les douanes se sont mis dans tous leurs états.
«S'agissant de matériel jugé potentiellement sensible, la douane canadienne l'a bloqué. Et il a fallu deux mois de démarches pour que l'école parvienne enfin à obtenir sa commande», a expliqué un membre de la direction de l'école.
Confondue avec l'organisation terroriste ISIS, une école d'ingénieurs de Castres envisage de changer de nom http://t.co/Rvx40jLHR5
— Talents de Bourgogne (@tdf_bourgogne) 6 Octobre 2015
Mais pas de panique : «C'était la première fois qu'une chose pareille arrivait. C'est un artefact de penser qu'il y a un amalgame systématique entre l'école et l’État islamique.»
L’établissement ne s’émeut pas outre mesure de cette histoire même si sa direction avoue qu’elle «se serait bien passée de cette association de mots." Et elle n’envisage pas de changer de nom : «Nous existons depuis 2006, ce nom fait écho à l'université Champollion à laquelle nous sommes rattachés et à la déesse Isis.»
A #Castres, le «mauvais buzz» de l'école d'ingénieurs #ISIS, confondue avec l'État islamique http://t.co/yCMXMXEXQ7pic.twitter.com/TitfMvdqRC
— Côté Toulouse (@cotetoulouse) 7 Octobre 2015
D’autres cas similaires
Ce n’est pas la première fois que le funeste acronyme se révèle pénalisant. L’année dernière, une marque de chocolat belge a été contrainte de changer de nom pour se renommer Libeert. Un salon de manucure new-yorkais, une société financière néo-zélandaise, une application de paiement en ligne ou encore une création de lingerie d’Ann Summers en ont également fait les frais. Retrouvez leurs histoires dans notre article ci-dessous.
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