Jeune fille bosniaque tondue à Besançon : Darmanin annonce l'expulsion de cinq membres de la famille

- Avec AFP

Jeune fille bosniaque tondue à Besançon : Darmanin annonce l'expulsion de cinq membres de la famille© Charles Platiau Source: Reuters
Gérald Darmanin à l'Elysée, le 14 octobre 2020 (image d'illustration).

Cinq membres de la famille d'une jeune fille de nationalité bosnienne et de confession musulmane, tondue en août à Besançon parce qu'elle était amoureuse d'un jeune Serbe chrétien, ont été expulsés de France vers la capitale de la Bosnie-Herzégovine.

«Jeune fille tondue à Besançon : expulsion de la famille mise en cause», a fait savoir le ministère de l'Intérieur dans un communiqué de presse publié ce 24 octobre, précisant que «les cinq membres de la famille Zairovith ont été reconduits ce matin à Sarajevo». «Comme nous nous étions engagés avec Marlène Schiappa, la famille qui s’en est pris lâchement à leur fille et nièce en la frappant et allant jusqu’à la tondre de force parce qu’elle était amoureuse d’un homme d’une autre confession, a été expulsée ce matin», a écrit le jour même le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter.

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a également réagi sur Twitter en publiant le même texte que son ministre de tutelle. 

Il s'agit des parents de la jeune fille et de trois de leurs enfants, a précisé à l'AFP l'entourage de Darmanin.

Les parents ont été interpellés le 23 octobre dans la soirée, dès la fin de leur procès à Besançon, qui s'est achevé par leur condamnation en première instance à un an de prison dont quatre mois de sursis, assorti d'une interdiction du territoire français pendant cinq ans.

L'oncle et la tante de la jeune fille, condamnés à la même peine que les parents, bénéficient du statut de réfugié. Ils ne sont pas concernés par la procédure d'expulsion.

Après leur interpellation, les cinq membres de la famille incriminée ont été acheminés au Centre de rétention administrative de Metz, puis conduits le 24 octobre au matin à Nancy afin d'être transférés à Sarajevo, rapporte encore l'AFP.

L'affaire remonte au 17 août, jour où l'adolescente avait été battue et tondue pour avoir voulu se marier avec un jeune chrétien d'origine serbe. L'adolescente avait alors été placée sous protection judiciaire dans une structure adaptée et s'était vu délivrer 14 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

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