Clip assumant le trafic de drogue à Grenoble : mise en examen du rappeur mineur Corbak Hood

Clip assumant le trafic de drogue à Grenoble : mise en examen du rappeur mineur Corbak Hood© JEAN-PIERRE CLATOT Source: AFP
Vue prise le 12 octobre 2010 des immeubles de la cité Mistral de Grenoble (image d'illustration).

Dans l'attente de son jugement, le jeune rappeur Corbak Hood va être placé en foyer, avec obligation d'accomplir une mesure de réparation. Il est à l'origine d'un clip mettant en avant le trafic de drogue d'un quartier de Grenoble.

Selon une information du Parisien, le procureur de la République de Grenoble a annoncé le 3 septembre, dans un communiqué, la mise en examen du rappeur Corbak Hood, âgé de 16 ans et à l'origine d'un clip controversé, réalisé autour d'un point de deal de stupéfiants du quartier grenoblois du Mistral. Partagées sur les réseaux sociaux dès le 24 août, des images du tournage présentant plusieurs hommes masqués et armés, vraisemblablement en pleine activité de trafic de drogue, avaient en effet provoqué l'ouverture d'une enquête par le parquet de Grenoble

«[Corbak Hood] va être placé en foyer et a l'obligation "d'accomplir une mesure de réparation", dans l'attente de son jugement. Il est décrit par le procureur comme un "consommateur journalier de cannabis, déscolarisé depuis de nombreux mois" et est déjà placé sous tutelle du conseil départemental», rapporte le quotidien francilien, précisant par ailleurs que le jeune rappeur n'était pour l'heure ni poursuivi pour «port prohibé d'armes» ni «injures publiques envers une personne dépositaire de l'autorité publique», d'autres chefs que couvrait l'enquête.

Toujours selon le communiqué cité par Le Parisien, le rappeur mineur aurait en outre «reconnu avoir fait le guetteur sur le point de deal de l'Alma et avoir ponctuellement participé au trafic de stupéfiants dans l'agglomération grenobloise». Evoquant «des incohérences et contradictions», entre autres sur la date de tournage du clip, le magistrat a estimé que Corbak Hood n'aurait pas pu réaliser son clip «sans l'aval ni l'aide des trafiquants de drogue» du quartier et a déploré «que cette vidéo serve d'une manière ou l'autre leurs intérêts».

Pour rappel, le rappeur grenoblois a diffusé le 31 août son clip sur YouTube, dans lequel on peut effectivement voir des scènes qui rappellent singulièrement les images amateur partagées sur les réseaux sociaux la semaine précédente. Ainsi que le souligne CheckNews, le rappeur ne manque pas de remercier les chaînes d'information en continu et Le Dauphiné libéré à la fin du clip «pour la promo» d'un tournage qui, il l'a assuré, a été réalisé à l'aide d'armes factices. En outre, comme en témoigne la version finale du clip, celui-ci met en avant des sucreries et autres marchandises légales afin d'illustrer des scènes de trafic de drogue dans le quartier.

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