Valls monarchiste ? Melenchon s'écharpe avec l'ancien Premier ministre

Valls monarchiste ? Melenchon s'écharpe avec l'ancien Premier ministre© Lluis Gene/Georges Gobet Source: AFP
Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon (image d'illustration).

L'ancien Premier ministre et le député LFI des Bouche-du-Rhône se sont invectivés sur le réseau social, le second reprochant au premier d'être un «nuisible partout», alors que Manuel Valls défendait la monarchie parlementaire espagnole.

En plein milieu de l’été, la joute verbale aura certainement fait sourire les estivants, pour beaucoup bien loin du tumulte des réseaux sociaux… et de la politique. Repéré par nos confrères de Valeurs actuelles, l’échange met aux prises l’ancien Premier ministre, Manuel Valls, et le député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, tous deux jadis au Parti socialiste.

Manuel Valls : «nuisible partout», selon le président du groupe LFI à l'Assemblée

L’un a quitté le parti, l’autre le pays, mais les deux anciens élus de l’Essonne ont visiblement gardé une inimitié féroce. Tout débute avec un tweet de l’ancien ministre de l’Interieur, le 4 août, dans lequel il reprend un article du quotidien espagnol conservateur ABC, parfois qualifié de monarchiste, et le commente ainsi : «Je suis républicain français mais en Espagne "être monarchiste aujourd'hui ne veut rien dire d'autre qu'être en faveur du grand pacte qui a conduit l'Espagne à l'étape la plus réussie des 300 dernières années".»

Une sortie à laquelle a immédiatement répondu Jean-Luc Mélenchon sur un ton plus qu’offensif. «M.Valls "républicain" en France, monarchiste en Espagne. Et nuisible partout».

Quelque instants plus tard, l’ancien maire d’Evry revient à la charge : «Tiens voilà ce pauvre Jean-Luc Mélenchon… Moi je défens partout la démocratie… En France c’est une République. C’est son histoire et le choix de son peuple. En Espagne c’est une monarchie parlementaire, une grande démocratie aussi. Ce fut le choix en 1978 de 90% des Espagnols.»

Récemment interrogé, au mois d’avril, par RMC, sur une possible nomination au sein du gouvernement français, l’ancien locataire de Matignon avait estimé que cette éventualité n’avait «aucun sens». «On est en pleine guerre contre le virus, la pandémie est là, on n'en est pas sortis, on n'est pas sortis du confinement et les uns et les autres on se pousserait du col en disant "et moi et moi" ?», avait-il fait valoir.

Défait lors de la primaire socialiste début 2017, l’ancien député apparenté LREM avait également échoué à conquérir la mairie de Barcelone (4e avec 13,2% des voix), n’héritant que d’un siège de conseiller municipal. Sa liste avait d’ailleurs volé en éclats après le soutien de Manuel Valls au maire sortant et il avait été exclu du parti Ciudadanos (centre-droit).

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