Policier tué sur les Champs-Elysées : le parquet antiterroriste veut un procès pour quatre suspects

- Avec AFP

Policier tué sur les Champs-Elysées : le parquet antiterroriste veut un procès pour quatre suspects© Thibault Camus / POOL Source: AFP
Photo d'archive prise le 25 avril 2017 montrant un portrait de Xavier Jugelé, le policier tué dans une attaque sur les Champs-Elysées (image d'illustration).

Selon une source judiciaire citée par l'AFP, le parquet national antiterroriste a requis ce 21 juillet un procès aux assises pour quatre suspects dans l'enquête sur l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril 2017.

Le parquet national antiterroriste a requis un procès aux assises pour quatre suspects dans l'enquête sur l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril 2017, a appris l'AFP ce 21 juillet de source judiciaire. Ce jour-là, à trois jours du premier tour de la présidentielle, Karim Cheurfi, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire et déjà condamné pour tentatives de meurtres sur des policiers, avait tué par balles Xavier Jugelé et blessé deux autres membres des forces de l'ordre, avant d'être abattu. L'attaque avait été revendiquée par Daesh.

Un suspect jugé pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle»

Dans son réquisitoire définitif, rendu le 16 juillet, le parquet national antiterroriste réclame qu'un des quatre suspects, Nourredine A., soit jugé devant la cour d'assises de Paris pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Au moment de sa mise en examen, en juin 2017, une source proche de l'enquête avait détaillé que, selon les investigations, Karim Cheurfi avait échangé ou vendu sa moto contre l'arme qui avait servi à tuer Xavier Jugelé. «C'est Nourredine A., l'une de ses connaissances, qui aurait acquis la moto contre le fusil d'assaut», avait ajouté cette source.

Concernant les trois autres suspects, leur mise en accusation a également été requise pour «infraction à la législation sur les armes», sans que la circonstance aggravante de terrorisme soit toutefois retenue à leur encontre, selon la source judiciaire à l'AFP. L'ADN de deux d'entre eux avait notamment été retrouvé sur l'arme.

L'ancien procureur de la République de Paris, François Molins, avait expliqué au moment des faits que Karim Cheurfi n'avait pas présenté de «signes de radicalisation» islamiste en prison. Un message manuscrit défendant la cause de Daesh avait toutefois été retrouvé sur auprès de son corps.

A partir de janvier 2015, une vague d'attentats djihadistes sans précédent avait frappé la France, faisant au total 258 morts, commandités par Daesh ou inspirés par ses appels à viser notamment des policiers ou des soldats.

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