«Liberté, égalité, adelphité»: une plaque commémorative a-t-elle été taguée à la marche des femmes ?

«Liberté, égalité, adelphité»: une plaque commémorative a-t-elle été taguée à la marche des femmes ?
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Capture d'écran Twitter @DocteMaison

Une colistière LFI aux municipales aurait relayé une image de façade d'école parisienne émaillée d'un tag féministe. Sous le graffiti figurait une plaque commémorative en hommage à des enfants déportés. Valeurs actuelles évoque même une profanation.

«C’est une photo que Jena Selle, militante LGBT et candidate aux municipales dans le XIXe arrondissement de Paris, au côté de l’insoumise Danielle Simonnet, pourrait regretter», prévient Valeurs actuelles le 8 mars. Selon l'hebdomadaire conservateur, la colistière insoumise aurait posté sur son profil Twitter protégé (et donc inaccessible, sauf sur demande d'abonnement) une image de graffiti le 7 mars, dans la soirée qui a succédé à une marche féministe qui avait lieu à Paris. Comme on peut le voir sur les images, reprises sous forme de captures d'écran par une autre internaute, c'est précisément le panneau de la ville de Paris annonçant la présence d'une école élémentaire et portant la mention «Liberté, égalité, fraternité» qui aurait été dégradé, le mot fraternité ayant été remplacé par «adelphité», l'équivalent grec de la fraternité mais ne comportant pas l'élément masculin dans son étymologie et qui a donc la faveur de certaines féministes.

«Être fière que la plaque commémorative d’étudiants juifs morts en déportation dans les camps nazis soit profanée, bravo à la candidate de "Décidons Paris 2019" Jena Selle !», s'est émue l'internaute reprochant sa publication à Jena Selle, qui n'a pu être jointe dans l'immédiat par RT France.

Valeurs actuelles évoque pour sa part «une plaque rendant hommage aux juifs déportés profanée» et précise : «Pas de quoi choquer l’activiste LGBT Jena Selle, colistière insoumise dans le 19e arrondissement, qui a partagé les photos de la plaque, désormais surmontée d’un tag militant.»

Si le graffiti (il y en a même plusieurs autour) dégrade effectivement la façade d'un bâtiment voué à l'éducation et semble, au mieux, ignorer la plaque commémorative en hommage à des élèves juifs déportés et assassinés, la dégradation ne recouvre aucunement la plaque, ni ne la mentionne, au demeurant.

Il n'en est pas moins que de nombreux internautes ont pourtant reproché à la femme politique sa publication, y voyant pour certains un geste «antisémite».

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