Paris : heurts entre manifestants et forces de l'ordre en marge d'une «marche féministe»

Paris : heurts entre manifestants et forces de l'ordre en marge d'une «marche féministe»© Charles Baudry / RT France
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Des manifestantes font face aux forces de l'ordre en marge d'une «marche féministe», le 7 mars 2020 à Paris.

Des heurts ont éclaté le soir du 7 mars entre forces de l’ordre et manifestants en marge d’une «marche féministe» à proximité de la place de la République. Le ministre de l’Intérieur a demandé un rapport sur ces incidents à la préfecture de police.

Dans la soirée du 7 mars 2020, le quartier de la place de la République à Paris a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants, en marge d'une «marche féministe» à laquelle ont pris part quelques milliers de personnes. 

Les tensions ont commencé à éclater alors que la manifestation, partie de la place des Fêtes dans le XIXe arrondissement, prenait fin. Comme en témoignent les images de notre reporter Charles Baudry, les forces de l’ordre ont notamment utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestantes.

Sur d'autres images, on peut voir les forces de l'ordre repousser les manifestantes vers une bouche de métro. «Police, violeurs, assassins», ont scandé en retour ces dernières maintenues à l'intérieur. 

Le ministre de l'Intérieur demande un rapport à la préfecture de Paris

Sur Twitter, les réactions indignées ne se sont pas fait attendre : «Des militantes féministes chargées et interpellées violemment par les forces de l’ordre lors de la #MarcheFeministe nocturne. Quelques heures avant le 8 mars. On nage en plein délire», a commenté l’association «NousToutes». 

Ces incidents ont également fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes : «Toutes les femmes doivent pouvoir manifester pacifiquement pour faire respecter leurs droits !», a-t-elle déclaré ce 8 mars, annonçant dans la foulée que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, «a demandé un rapport à la préfecture de police sur ce qui s’est passé». 

De son côté, l'édile de la capitale, Anne Hidalgo, s'est dite «choquée» et a condamné des «violences inadmissibles et incompréhensibles». 

La veille au soir, d'autres «marches féministes» ont également eu lieu à Caen ou à Strasbourg, où aucun incident notable n'a été rapporté. A Toulouse, plusieurs vitrines du centre-ville ont été dégradées par des tags notamment anticapitalistes

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