La France en dernière position dans une étude mondiale en matière d’optimisme pour 2026
© aleteia.orgSelon un rapport Ipsos publié fin décembre 2025, seuls 41% des Français se disent optimistes pour l’année à venir, plaçant l’Hexagone en queue de peloton mondial, loin derrière la moyenne de 71%. Ce pessimisme record s’accentue, avec une baisse de 9 points par rapport à 2024, reflétant des inquiétudes notamment sécuritaires et économiques.
Ce constat alarmant issu de l’enquête Ipsos menée auprès de 23 700 adultes dans 30 pays met en lumière un fossé grandissant entre la perception nationale et les perspectives globales, où la France enregistre la plus forte régression d’optimisme.
Dans ce monde incertain, un élément reste stable : les Français demeurent les champions du monde du pessimisme 😉 pic.twitter.com/goYhV8nUrt
— Ben B 75 (@75Borr) January 5, 2026
Sur les trente pays testés, la France se situe en dernière position en matière d’optimisme.
Inquiétudes multiples et intentions personnelles
Malgré un bilan personnel plus nuancé pour 2025, 55 % des Français estiment que l’année n’a pas été mauvaise pour eux et leur famille, contre 50 % en moyenne mondiale, les pronostics pour 2026 restent sombres. Une majorité (85 %) juge 2025 négative pour le pays, ex aequo avec la Corée du Sud au sommet du pessimisme. Sur l’économie, 56 % des Français anticipent une récession alors que les chiffres d'octobre du FMI étaient plutôt inquiétants, et seuls 21 % une amélioration mondiale, contre 49 % globalement.
Confiants pour leur avenir personnel, inquiets pour celui du pays. Depuis la crise sanitaire, les Français se distinguent par un pessimisme économique national qui ne reflète pas leur situation individuelle 🧐
— Lesfrancais.press (@francaispresse) January 5, 2026
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Les préoccupations sécuritaires dominent : 65 % doutent d’une fin à la guerre en Ukraine (contre 49 % mondialement), 41 % craignent une attaque terroriste majeure, et 70 % s’attendent à des troubles publics. Sur le climat, 83 % prévoient une hausse des températures et 76 % une multiplication des événements extrêmes, des scores supérieurs à la moyenne.
Côté intentions, 73 % veulent renforcer les liens familiaux, 57 % faire plus d’exercice, et 40 % réduire l’usage des réseaux sociaux, signe d’une prise de conscience des impacts sur le bien-être.
Les réactions sur les réseaux sociaux soulignent cette morosité. Sur X, l’émission Les Grandes Gueules relaye : « 6 personnes sur 10 pensent que 2026 sera pire que 2025 », avec une intervenante affirmant : « On les appelle pessimistes mais ils sont lucides ! Les médias, on dirait des pervers narcissiques ! »
🎉 6 personnes sur 10 pensent que 2026 sera pire que 2025
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) December 30, 2025
🗣️ @fatimaxx : "On les appelle pessimistes mais ils sont lucides ! Les médias, on dirait des pervers narcissiques ! Ils disent qu'on est en guerre et après ils disent "c'est bizarre vous n'avez pas confiance" !"#GGRMCpic.twitter.com/ym4Gnk6c88
La cote du président, historiquement basse, illustre ce rejet de la classe politique.
Même l’intérêt pour la Coupe du monde de football 2026 reste tiède : 49 % prévoient de la suivre, contre 89 % des Argentins. Ce tableau dépeint une nation en quête de renouveau, mais plombée par un scepticisme profond vis-à-vis de l’avenir.