Pour Ségolène Royal : «On est dans un régime autoritaire»

Pour Ségolène Royal : «On est dans un régime autoritaire»© Henry Romero Source: Reuters
Ségolène Royal n'est-elle pas dans une posture en vue de la future présidentielle ? (image d'illustration).

Ségolène Royal a remis une couche sur Emmanuel Macron et le gouvernement, considérant que la réforme des retraites a été engagée de «façon autoritaire» et «autocratique». La veille, le président avait asséné : «Essayez la dictature et vous verrez !».

La potentielle candidate socialiste pour 2022, Ségolène Royal, a très peu goûté à sa mise à l'écart de l'ambassade des Pôles. Autrefois bienveillante à l'égard d'Emmanuel Macron, elle adresse désormais des piques de manière répétée à l'encontre du pouvoir macronien. Interviewée le 24 janvier sur BFM TV, l'ancienne ministre de l'Environnement a ainsi assuré que la France était désormais «dans un régime autoritaire». Loin d'en démordre, elle a justifié cette prise de position : «C'est un régime, un pouvoir qui n'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, qui assiste à la souffrance des citoyens sans réagir.»

Ségolène Royal a d'ailleurs pris appui sur la situation des personnels de santé qui, comme à l'hôpital de Marseille, «souffrent depuis des mois parce qu'on leur a retiré des moyens de fonctionnement». «Les Français sont très attachés à leur santé et quand on voit, dans le monde entier, des images de violences, [...] ce qui se passe en France dans la rue, il y a beaucoup d'interrogations sur la nature de ce régime en effet», a-t-elle justifié.

Elle attend ainsi du conseil des ministres qu'il retire le 24 janvier le projet de réforme des retraites : «Comme le souhaitent plus de 60% des Français puisque cette réforme a été très mal engagée, de façon autoritaire, de façon autocratique même, puisque les débats parlementaires n'ont même pas commencé», et conclut en évoquant «un vrai problème de crise démocratique».

Son propos étonne d'autant plus qu'elle n'avait pas hésité à défendre l'attitude des forces de l'ordre à Mantes-la-Jolie qui avaient forcé des lycéens à s'agenouiller, les mains derrière la tête, le 6 décembre 2018, après une mobilisation lycéenne contre la politique éducative du gouvernement.

La veille, le 23 janvier au soir, Emmanuel Macron avait dénoncé avec véhémence au micro de Radio J, dans l'avion du retour d'Israël, «les discours politiques extraordinairement coupables» affirmant que la France était devenue une dictature et justifiant de ce fait selon lui la violence politique et sociale. «Aujourd'hui s'est installée dans notre société et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables, l'idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu'une forme de dictature se serait installée», avait accusé le président dans cet entretien.

Et de lancer : «Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez ! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre.»

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