Mobilisation intersyndicale : journée de fortes tensions entre manifestants et forces de l'ordre

Mobilisation intersyndicale : journée de fortes tensions entre manifestants et forces de l'ordre© ABDULMONAM EASSA / AFP Source: AFP
Affrontement entre forces de l'ordre et un syndicaliste, ce 9 janvier, à Paris.

Les manifestations du 9 janvier contre la réforme des retraites ont été marquées par les violences. A Paris et dans le reste de la France, des manifestants ont été blessés et d'autres ont été interpellés. Retour sur une journée de heurts.

Ils étaient 1,2 million dans la rue selon la CGT et 452 000 selon le ministère de l'Intérieur, ce 9 janvier, pour protester contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. 

Cette journée de mobilisation n'a pas été de tout repos pour les manifestants, comme pour les forces de l'ordre. A Paris et dans divers cortèges, comme à Rouen ou encore Bordeaux, des tensions ont en effet éclaté.

De nombreux heurts à Paris

Le cortège parisien – 370 000 personnes selon la CGT et 56 000 selon l'Intérieur – a été le plus mouvementé. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de heurts entre policiers et manifestants se sont multipliées. Pendant toute la durée de la manifestation, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser le cortège.

D'autres scènes, plus spectaculaires, ont été capturées par des journalistes sur place. On y voit notamment des forces de l'ordre asséner des coups de matraque à des manifestants.

Sur d'autres vidéos, des policiers chargent des manifestants et leur portent des coups.

Parmi les images qui ont été les plus diffusées, un internaute présent dans le cortège parisien a filmé une scène spectaculaire. Sur les images, on peut voir ce qui semble être un tir de LBD à bout portant d'un policier à l'encontre d'un manifestant.

En outre, le parti politique République Souveraine a été la cible de «militants antifascistes» présents dans le cortège parisien. Le stand du mouvement a été détruit par ces «black blocs» aux cris de «fachos». Deux personnes ont été frappées, dont le leader de République Souveraine, Georges Kuzmanovic, qui a reçu un coup de poing.

Selon la préfecture de police, 27 personnes ont été interpellées à Paris.

Scène choc à Rouen

A Rouen, une image où l'on voit un homme au visage ensanglanté a fait le tour des réseaux sociaux. Selon France 3 Normandie, il s'agit d'un manifestant de 61 ans qui aurait été matraqué à la tête par les forces de l’ordre. Il a été ris en charge par les street medic et les pompiers, avant d’être conduit au CHU de Rouen. Selon France 3, ce retraité a dix points de suture sur le crâne.

Selon la Direction Départementale de la Sécurité Publique, cette scène se serait déroulée à la suite de l'interpellation «d’un individu à visage dissimulé qui avait commis des dégradations sur le parcours de la manifestation». Un autre manifestant a été blessé lors de la manifestation rouennaise, toujours selon France 3.

Un enseignant blessé à Chalon, tensions à Lille, Bordeaux et Toulouse

Dans le reste de la France, les manifestations ont aussi été émaillées par des incidents. En début de journée, des syndicalistes, enseignants et lycéens ont rapporté avoir subi une violente charge policière, près d'un lycée de Chalon-sur-Saône. Un enseignant chalonnais blessé au crâne par le coup de matraque d'un policier, rapporte Le Journal de Saône-et-Loire.

A Lille, où 15 000 manifestants s'étaient réunis selon la CGT, 6 000 selon la police, des manifestants ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué.

La manifestation s'est achevée par des gaz lacrymogènes sur la place de la République, selon Mediapart.

A Bordeaux, la gare Saint-Jean a été occupée une partie de l'après-midi par des manifestants, interrompant le trafic ferroviaire.

Les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes aux abords de la gare.

Même constat à Toulouse, où un groupe de manifestants a réussi à pénétrer dans le hall de la gare Matabiau et à s'approcher des quais. «La police a fait usage de gaz lacrymogène et du canon à eau», selon la Dépêche du Midi. La police a compté 14 000 personnes, la CGT 120 000. Au moins trois personnes ont été interpellées.

Lire aussi : Près de 1 200 médecins vont démissionner pour protester contre l'inaction du gouvernement

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