La députée LFI Mathilde Panot interpellée en Algérie et placée en séjour surveillé

La députée LFI Mathilde Panot interpellée en Algérie et placée en séjour surveillé© LUCAS BARIOULET / AFP
Mathilde Panot (La France insoumise) prend la parole à l'Assemblée nationale le 4 juin 2019 à Paris (image d'illustration).

La France insoumise s'est insurgée de l'interpellation de la vice-présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, et de ses accompagnateurs. Après intervention de Jean-Yves Le Drian, ils devraient pouvoir regagner la France.

«Le groupe parlementaire insoumis proteste contre l'interpellation à Bejaïa en Algérie de sa co-présidente Mathilde Panot et de ses accompagnateurs. Dix heures plus tard ils sont placés en séjour surveillé à Alger sans connaître les intentions pour la suite de ceux qui les ont contraints à ce retour sous escorte», a annoncé La France insoumise dans un communiqué publié sur son site le 2 octobre.

Un peu plus tard, en fin d'après-midi, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir sur les réseaux sociaux que la députée et ses accompagnateurs étaient «en route pour l’aéroport en vue de leur retour en France», après une «intervention de Jean-Yves Le Drian».

Mathilde Panot participait, en Algérie, à un «programme de rencontres» avec des personnalités politiques locales. «Je suis en Algérie depuis hier [...] Plus que jamais, nous devons exprimer notre solidarité avec le peuple algérien !», avait-elle posté sur Twitter le 30 septembre.

Dans une publication sur Facebook, la députée détaillait les raisons de sa présence dans ce pays, secoué depuis plusieurs mois par un mouvement de manifestations. «En tant que militante de la révolution citoyenne, je suis venue avec mon suppléant Mourad Tagzout rencontrer les acteurs et actrices du mouvement populaire pour comprendre, apprendre et exprimer notre solidarité à cette révolution du sourire. Je voulais ici vous écrire une partie de ces discussions avec les femmes et les hommes qui se battent avec courage pour que le système dégage"», témoignait la femme politique.

Dans son message, elle dénonçait notamment «une répression et une volonté d’effrayer le peuple pour arrêter un mouvement révolutionnaire historique et pacifique».

Sur place, elle a notamment rencontré des députés du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), du Parti Socialiste des Travailleurs (PST), et du Mouvement Démocratique et Social (MDS).

Le groupe insoumis a ajouté qu'il demandait la garantie de «sûreté» des individus interpellés et de «leur liberté de circuler».

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»