Le gouvernement dissout un groupuscule néonazi

- Avec AFP

Le gouvernement dissout un groupuscule néonazi© Fred Tanneau Source: AFP
Une tombe vandalisée avec des croix gammées peintes à la bombe dans un cimetière de Ploermel, dans l'ouest de la France, le 1er avril 2019.

Le Conseil des ministres a proclamé ce 24 juillet la dissolution du groupe néonazi «Blood and Honour Hexagone». Cette décision fait suite à un engagement pris par le président de la République devant le Crif fin février.

La dissolution du groupuscule néonazi «Blood and Honour Hexagone» a été prononcée ce 24 juillet en Conseil des ministres.

Le président Emmanuel Macron s'était engagé fin février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à dissoudre ce mouvement très minoritaire ainsi que Bastion social et Combat 18. 

Blood and Honour (Sang et honneur, en anglais) est issu de la scène musicale néonazie britannique. Blood and Honour Hexagone en est sa filiale française. Sang et honneur fait référence au slogan «Blut und Ehre» utilisé notamment par les Jeunesses hitlériennes. Skinheads, ils portent tatouages et blousons noirs en nylon et sont adeptes d'un hard rock sulfureux qui met en avant la «suprématie blanche» dans ses paroles. Le groupuscule est essentiellement implanté dans l'est de la France.

Selon le politologue Stéphane François, spécialiste des droites radicales, ce mouvement «n'a jamais été quelque chose d'important» en France. «A la grande époque, dans les années 90, c'était une trentaine de personnes. Maintenant il n'y a quasiment plus rien, ils organisent des concerts une ou deux fois par an et c'est tout», observe ce spécialiste.

En avril 2019, le Conseil des ministres avait déjà prononcé la dissolution du mouvement d'ultradroite Bastion social, accusé d'appeler à la haine, à la discrimination et à des actions violentes.

Fondé par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d'extrême droite, Bastion social a essaimé dans plusieurs villes, mais restait extrêmement discret sur le nombre d'adhérents.

Dans un rapport parlementaire rendu public en juin, une commission d'enquête de l'Assemblée nationale s'est alarmée d'une possible «tentation terroriste» des groupuscules d'extrême droite en France.

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