Thierry Mariani : «Pour moi, l’ennemi de la France est l’islamisme et non la Russie» (VIDEO)

Thierry Mariani : «Pour moi, l’ennemi de la France est l’islamisme et non la Russie» (VIDEO)© STR Source: AFP
Thierry Mariani, eurodéputé RN, lors d'une visite à Simferopol, en Crimée, le 14 mars 2018 (image d'illustration).

Thierry Mariani, eurodéputé RN, a rappelé, sur le plateau de BFMTV, que, pour lui, l'ennemi de la France n'était pas la Russie mais bien l'islamisme. L'ancien ministre revient sur le devant de la scène afin de relancer son mouvement Droite populaire.

L’ancien ministre chargé des Transports de Nicolas Sarkozy entre 2010 et 2012 Thierry Mariani, récemment élu député européen sur la liste du Rassemblement national (RN), était sur le plateau de BFMTV pour l’émission Brunet 19h, présentée par le journaliste Eric Brunet. Abordant divers sujets comme l’alliance des droites, Marine Le Pen, ou l’entente avec les eurodéputés polonais, l’ancien député du Vaucluse a été clair sur les liens que doit entretenir la France avec la Russie.

«Je pense que la France doit avoir des relations avec les Etats-Unis, qui sont notre allié historique et avec les Russes, avec qui nous avons beaucoup de choses qui nous rapprochent», a-t-il souligné, ajoutant que pour lui, «l’ennemi de la France [etait] l’islamisme et non la Russie».

Interrogé sur les potentielles dissensions qui existeraient entre les eurodéputés français du RN et leurs homologues polonais du parti Droit et justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, l’ancien maire de Valréas (PACA) a été très clair. «Nous savions très bien qu’au départ deux points nous séparaient des Polonais : premièrement leur histoire, il y a 25 ans, ils avaient encore des chars soviétiques sur leur territoire, donc on peut comprendre qu’il y ait une crainte vis-à-vis des Russes et deuxièmement, les fameuses directives travailleurs détachés qui pénalisent la France, mais qui sont aussi un texte auquel certains Etats d’Europe de l’est tiennent […] Sur 80% des thèmes, nous serons côte à côte pour voter la même chose», a tenu à rappeler Thierry Mariani.

Relancer le mouvement Droite populaire

L’ancien député de la onzième circonscription des Français de l’étranger (Russie, Ukraine, Chine, Inde, Japon, Iran ou encore Australie…) a récemment annoncé vouloir relancer, à partir de septembre prochain, son mouvement baptisé Droite populaire, afin d’en faire un «satellite» du RN et ainsi tenter d’attirer des militants et cadres de son ancien parti, Les Républicains (LR), qui traverse une crise sans précédent. Thierry Mariani avait quitté LR pour rejoindre le RN en janvier 2019.

Ce mouvement, créé en juillet 2010, veut rassembler les partisans de l’union des droites, des libéraux aux souverainistes, autour d’une politique davantage axée sur la sécurité et ferme contre l’immigration. Pour remettre son courant sur le devant de la scène, l’ancien conseiller régional PACA sera aidé, selon une information du Figaro, par Jean-Paul Garraud, autre eurodéputé élu sur la liste RN en provenance de LR et de l’ancien député de l’Aube et maire de Brienne-le-Château (Aube) Nicolas Dhuicq, précédemment chez LR, un temps délégué national du mouvement de Nicolas Dupon-Aignant Debout La France (DLF) ayant soutenu la liste portée par Jordan Bardella lors des européennes.

«LR se dit dans l'opposition, mais 20% de ses députés se sont abstenus [lors du discours de politique général d’Edouard Philippe le 13 juin]», a-t-il indiqué à l’AFP. Thierry Mariani soutient que son mouvement ne sera «pas un parti mais plutôt un think-tank et un label» afin de réunir ceux qui voudraient «travailler avec le RN» sans nécessairement rejoindre le parti présidé par Marine Le Pen, a-t-il fait valoir, toujours à l’AFP. Il estime que «le RN est incontournable dans l'opposition, mais il a besoin de forces d'appoint et d'élargir son audience».

Le RN n'est pas un mouvement d'extrême droite et respecte les institutions [...] Ce n'est pas le FN des années 80

Il va même jusqu’à rassurer ceux qui hésiteraient à franchir le pas, affirmant, à l’agence de presse hexagonale que «le RN n’[était] pas un mouvement d'extrême droite et [respectait] les institutions». «Ce n'est plus le FN des années 80 [celui de Jean-Marie Le Pen]» a-t-il conclu.

Fort de sa récente victoire lors des élections européennes, le RN chasse désormais ouvertement sur les terres de LR, se présentant comme le premier parti d’opposition de France. De son côté, le mouvement présidé jusque récemment par Laurent Wauquiez, qui a quitté son poste suite à la débâcle du parti lors du scrutin – 8,48% des voix, soit 8 sièges (12 de moins qu’en 2014) – peine à se mettre d’accord sur la façon de se reconstruire. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a prévu d’organiser, en octobre, une «grande convention nationale» de la droite et du centre. Mais cette initiative, visant à rattraper les électeurs LR partis chez Emmanuel Macron, pourrait en réalité créer un schisme définitif qui ferait imploser, de fait, le successeur de l’UMP.

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