Harcèlement de rue : 332 contraventions pour outrage sexiste ont été dressées

Harcèlement de rue : 332 contraventions pour outrage sexiste ont été dressées© Ludovic Marin Source: AFP
La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa après le conseil des ministres du 6 mars 2019.
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La loi Schiappa contre les violences sexuelles et sexistes, adoptée en août 2018, avait prévu la verbalisation des «outrages sexistes» subi par les femmes harcelées dans la rue. Depuis, 332 contraventions ont été dressées.

La France est devenu le premier pays au monde à pénaliser le harcèlement de rue par des amendes. Les dispositions sur le harcèlement de rue de la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, votée en août 2018 dans le sillage du mouvement #metoo, avaient été fortement contestées, et jugées inapplicables. Pourtant ce sont finalement 332 contraventions qui ont bien été dressées, selon le secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes qui a publié ces chiffres dans un communiqué, ce 6 mars. 

La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa s'y félicite de ce «travail nouveau et important mené par les forces de l'ordre sur l'impulsion du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour protéger les femmes et assurer leur liberté à circuler dans l'espace public en toute sécurité».

Elle s'est aussi exprimée lors de la conférence de presse suivant le Conseil des ministres.

L'«outrage sexiste», selon le texte de loi, est le fait «d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante». 

Si un simple sifflement, la drague ou un regard même appuyé n'entrent pas dans le champ de cet outrage, des faits et gestes décrits à l'époque dans des infographies et communications du secrétariat d'Etat à l'égalité sont désormais passibles d'amende. L'outrage sexiste concerne «les remarques à connotation sexiste et sexuelle, l’intimidation, se faire suivre, se voir demander 20 fois son numéro de téléphone». Un repère : le consentement donné par la femme. 

Pour ces intimidations et remarques sexuelles ou sexistes déplacées, la nouvelle loi prévoit une amende de catégorie 4, comprise entre 90 et 750 euros. Mais le contrevenant pourra s'exposer à 3 000 euros d'amende (catégorie 5) en cas de récidive ou circonstances aggravantes, par exemple si la victime est mineure de moins de quinze ans, si elle est vulnérable ou si le délit est commis en réunion.

Lire aussi : Entre 90 à 750 euros : le montant des amendes pour lutter contre le harcèlement de rue bientôt fixé

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