Bourde au TGI ? Mis dans un box commun, Benalla et Crase auraient échangé pendant une heure

Bourde au TGI ? Mis dans un box commun, Benalla et Crase auraient échangé pendant une heure© Philippe Wojazer Source: Reuters
Vincent Crase et Alexandre Benalla à Paris le 1er mai 2018 (image d'illustration).

En raison d'un mail qui n'aurait pas été envoyé à l'escorte policière chargée d'encadrer Alexandre Benalla et Vincent Crase lors de leur passage au TGI de Paris, les deux amis auraient pu échanger à loisir, violant à nouveau leur contrôle judiciaire.

Selon une information de RTL, Alexandre Benalla et son ancien acolyte chez La République en marche (LREM), Vincent Crase, se seraient trouvés ensemble dans un même box pendant plus d'une heure au Tribunal de grande instance de Paris à la suite d'un «cafouillage» le 19 février. Les deux compères étaient placés en détention provisoire pour violation de leur contrôle judiciaire. Les faits remontaient à juillet, lorsqu'il s'étaient déjà rencontrés sans être autorisés à le faire, après les révélations du Monde sur les violences du 1er Mai.

Ironie du sort, à cause d'une mauvaise transmission de l'information, c'est précisément ce qui serait survenu à nouveau le 19 février aux alentours de 14h dans le rutilant TGI de Paris. Placés ensemble dans un box au 9e étage du bâtiment, en l'attente de la décision du juge des libertés sur leur départ en prison éventuel, ils auraient eu plus d'une heure entière sans interdiction de discuter, selon l'information de RTL. Une source proche du dossier, citée par la radio a qualifié la situation d'«ubuesque». Interrogé par RTL, le tribunal s'est refusé à tout commentaire.

A l'origine de cet incident, un mail devant transmettre les consignes des magistrats aux escortes policières n'aurait pas été envoyé. Leur interdiction de se parler ne leur ayant pas été notifiée, Alexandre Benalla et Vincent Crase se seraient donc mis à discuter. Les magistrats se seraient aperçu de la méprise aux alentours de 15h et les deux individus auraient alors été menottés et séparés comme ils auraient dû l'être initialement. Ils ont ensuite été emmenés en détention après la décision du juge des libertés.

Lire aussi : La commission d'enquête du Sénat demande des poursuites contre Benalla pour «faux témoignage»

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