Gilets jaunes : échec de la motion de censure de la gauche soutenue par le RN

Gilets jaunes : échec de la motion de censure de la gauche soutenue par le RN© Etienne LAURENT Source: AFP
Le Premier ministre Edouard Philippe, le 11 décembre 2018 (image d'illustration)

Nouvelle épreuve dans la crise des Gilets jaunes pour le gouvernement. Le Premier ministre va affronter ce 13 décembre la motion de censure de la gauche. Celle-ci n'a toutefois aucune chance d'aboutir, les députés la portant étant minoritaires.

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  • Retrouvez en intégralité le débat sur la motion de censure déposée par la gauche à l'Assemblée nationale.

  • La motion de censure contre le gouvernement déposée à l’Assemblée nationale par les socialistes, les communistes et les Insoumis a été rejetée. Seuls 70 députés on voté en sa faveur, alors que la majorité requise était de 289.

  • La séance à l'Assemblée nationale est désormais suspendue pour laisser place au vote. 

  • Nicolas Dupont-Aignan ne comprend pas comment le tueur de Strasbourg a pu rester en liberté malgré toutes les suspicions qui pesaient sur lui. 

  • «Nous vous censurons parce que c’est le plus court chemin vers le retour aux urnes que la démocratie exige. Vers la dissolution. Car elle rendrait au peuple son droit de choisir. Et le peuple est seul souverain en République», plaide Jean-Luc Mélenchon.

  • Jean-Luc Mélenchon demande l'instauration du référendum d'initiative citoyenne et du référendum révocatoire. 

  • Pourquoi refusez de rétablir l'ISF demande Jean-Luc Mélenchon?

  • «Ce n'est pas un projet de vie de survivre», déclare Jean-Luc Mélenchon. Il qualifie la parole du président Emmanuel Macron de «vaine». «Pourquoi feint-il d'augmenter le SMIC alors qu'il n'en est pas question?», demande le président de la France Insoumise.

  • Jean-Luc Mélenchon décide de demander une minute de silence en hommage aux personnes mortes dans leur engagements dans le mouvement des Gilets jaunes.

  • «Le démocratie de la France n'est pas à la merci d'un assassin», déclare Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale, en référence à l'attentat de Strasbourg.  

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La gauche soumet Édouard Philippe à l'épreuve d'une motion de censure dans le cadre de la crise des Gilets jaunes. C'est la deuxième fois depuis son arrivée à la tête du gouvernement que le Premier ministre fait face à une motion de censure. La première concernait l'affaire Benalla, l'été dernier.

Les socialistes, les communistes et les Insoumis n'ont cependant aucune chance de faire tomber le gouvernement, ces élus ne totalisant 62 voix sur 577 députés. C'est le député communiste André Chassaigne, premier signataire du texte de la motion de censure qui ouvrira à 16h30 les débats. Ceux-ci s'achèveront en fin de journée par un scrutin dont les résultats devraient être connus en début de soirée.

Le groupe les Républicains (LR) a déjà annoncé qu'il ne voterait pas la motion. Son président Christian Jacob a estimé que «ce n'est pas la réponse qui est attendue par l'opinion publique». Marine Le Pen (RN) a, quant à elle, dénoncé une volonté de la gauche de «se faire de la publicité sur le dos de la crise» des Gilets jaunes.

Dans leur motion, les députés de gauche estiment que les annonces faites par Emmanuel Macron le 10 décembre «ni justes ni responsables, ne sont pas de nature à répondre à la colère et aux revendications des Français». Refusant «la politique sociale et fiscale injuste conduite depuis dix-huit mois», la gauche exige de «changer radicalement de cap», à deux jours d'un nouveau samedi de mobilisation, pour lequel Jean-Luc Mélenchon (LFI) est un des rares responsables politiques à encore appeler à manifester

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