Edouard Philippe sur les «gilets jaunes» : «Ce n'est pas quand ça souffle qu'il faut changer de cap»

Edouard Philippe sur les «gilets jaunes» : «Ce n'est pas quand ça souffle qu'il faut changer de cap»© REUTERS/Benoit Tessier/Pool
Le Premier ministre français Edouard Philippe.

Alors que la mobilisation des «gilets jaunes» contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d’achat se poursuivait ce 18 novembre, le Premier ministre s'est exprimé dans le journal de France 2.

Au lendemain de la mobilisation des «gilets jaunes» à travers la France, Edouard Philippe était l'invité de Laurent Delahousse sur France 2 le 18 novembre à 20h. Le Premier ministre a assuré que l'exécutif avait entendu et compris les revendications portées par les manifestants. «On a entendu [...] de la colère mais on a aussi entendu de la souffrance, l'absence de perspectives, l'idée que les pouvoirs publics, depuis longtemps, ne répondaient pas au sentiment [...] d'abandon», a affirmé le Premier ministre. 

Néanmoins, le locataire de Matignon a affirmé que le gouvernement ne reculerait pas, notamment en matière de fiscalité énergétique : «Le cap il est bon et nous allons le tenir. Ce n'est pas quand ça souffle qu'il faut changer de cap.» En outre, il a assuré que certaines revendications des manifestants, à savoir le «ras le bol fiscal», selon ses termes, cadraient avec les promesses du gouvernement. A ce sujet, le Premier ministre a promis que son gouvernement continuerait de baisser les impôts et les taxes.

Dans ce sillage, Edouard Philippe a rappelé que son gouvernement avait annoncé le 14 novembre des aides de l’ordre de 500 millions d’euros afin de tenter de répondre aux protestations sur la hausse des prix des carburants et du fioul. Une «super-prime» à la conversion automobile d'un montant de 4 000 euros destinée aux 20% des foyers les plus modestes et un élargissement des indemnités kilométriques font notamment partie de ces aides. 

«La liberté de manifester est garantie, mais ce n'est pas l'anarchie», a par ailleurs réagi le Premier ministre, alors qu'il évoquait les violences recensées lors de certains rassemblements. Le matin du 17 novembre, une manifestante est décédée en Savoie, sur un barrage non déclaré organisé par les «gilets jaunes», après avoir été percutée par une voiture dont la conductrice avait été prise de panique.

Signe que le mécontentement perdure : des «gilets jaunes» se sont regroupés devant la rédaction de France 2, à Paris, alors qu'Edouard Philippe était en train de faire son intervention. 

Le 17 novembre, la mobilisation des «gilets jaunes» a rassemblé près de 290 000 personnes en France, selon les chiffres du gouvernement, afin de protester contre la hausse du prix du carburant et la baisse du pouvoir d'achat. Ce 18 novembre, la mobilisation s'est poursuivie avec moins d'ampleur. Les manifestants ont ralenti la circulation en organisant des barrages filtrants sur plusieurs axes routiers de l'Hexagone. 

Le soir du 18 novembre, ni Emmanuel Macron ni le ministre de l'Economie Bruno Le Maire ne s'étaient exprimés sur le mouvement.

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