Quatre individus liés à l'ultradroite accusés de préparer un attentat contre Macron mis en examen

- Avec AFP

Quatre individus liés à l'ultradroite accusés de préparer un attentat contre Macron mis en examen© PHILIPPE WOJAZER / POOL Source: AFP
Emmanuel Macron était visé par des militants de l'ultradroite.

Quatre sympathisants de l'ultradroite ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Arrêtés le 6 novembre en Moselle, ils sont suspectés d'avoir fomenté un projet d'attaque contre le président de la République.

Les quatre sympathisants d'un groupe proche de l'ultradroite qui avaient évoqué un projet d'attaque contre le président Emmanuel Macron lors des commémorations du 11 novembre ont été mis en examen le 10 novembre, d'après une source judiciaire relayée par l'AFP.

Arrêtés le 6 novembre en Moselle, ces quatre hommes de 22 à 62 ans ont été présentés à un juge et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste. Deux d'entre eux, dont le principal suspect, ont été placés en détention provisoire.

Entendus en garde à vue depuis le 6 novembre, ils étaient parmi les six personnes ciblées par un coup de filet antiterroriste de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Lors de l'opération, les enquêteurs ont mis la main sur des armes à feu.

Deux des suspects ont vu leur garde à vue levée le 8 et le 9 novembre.

Tous sont décrits comme des «sympathisants de l'ultradroite», «à tendance survivaliste», et suivis par les services de renseignement, selon une source proche du dossier. Dans des échanges téléphoniques, des membres de ce groupuscule avaient évoqué des projets, dont celui de s'attaquer au président, selon cette source. Un projet d'«action violente», «imprécis et mal défini à ce stade», faisait savoir le 6 novembre une source proche de l'enquête.

«Le projet d'attaque ne semble pas abouti», a-t-elle ensuite expliqué, «mais on trouve tout de même en toile de fond les commémorations du 11 novembre». Les menaces avaient été jugées suffisamment sérieuses pour déclencher le 31 octobre l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet qui a conduit à l'opération du 6 novembre. 

Emmanuel Macron achève le week-end du 10 et 11 novembre à Paris une semaine de périple mémoriel sur les hauts lieux de la Première Guerre mondiale en France. Sous haute sécurité, les cérémonies du Centenaire de la fin du conflit se tiennent en présence de quelque 70 chefs d'Etat et de gouvernement.

Lire aussi : Arrestation de 10 personnes liées à l'«ultradroite» pour un projet d'attentat contre des musulmans

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