Après la mort d'un jeune de 13 ans dans une rixe en Seine-Saint-Denis, les politiques s'insurgent

Après la mort d'un jeune de 13 ans dans une rixe en Seine-Saint-Denis, les politiques s'insurgent© Christine Poujoulat Source: AFP
Image d'illustration de la police nationale.

Un jeune de 13 ans est décédé, après une rixe durant laquelle il a été roué de coups avec une barre de fer. Les politiques appellent à une action politique d'envergure. Cinq jeunes âgés de 14 à 17 ans sont en garde à vue en Seine-Saint-Denis.

Un adolescent de 13 ans est décédé à l'hôpital le 14 octobre. Il avait participé la veille à une rixe aux Lilas, en Seine-Saint-Denis. Mort des suites de ses blessures, le jeune garçon a été roué de coups de barre de fer, dans ce qui constituerait une affaire de bandes rivales.

La victime, originaire de la ville voisine de Bagnolet, avait été transportée dans un hôpital parisien pour des blessures aux jambes. Elle se plaignait de multiples douleurs sur tout le corps après cette bagarre survenue aux alentours de 19h, selon une source policière. Une autopsie doit être effectuée pour déterminer les causes exactes de son décès.

Le 14 octobre vers 16h30, un jeune membre de la bande rivale ayant participé à la rixe de la veille a été emmené de force à bord d'une voiture par deux personnes, selon une source policière citée par l'AFP. Rentré chez lui deux heures plus tard, il présentait de nombreux hématomes. Il était entendu le 14 octobre au soir par les enquêteurs de la police judiciaire du département, chargés de l'enquête, selon cette même source.

Le 13 octobre, la police était intervenue près du centre-ville des Lilas, une commune au nord-est de Paris, à la suite d'un appel signalant une bagarre impliquant une vingtaine de jeunes munis de bâtons et de barres de fer. La rixe aurait opposé deux bandes issues des Lilas et de Bagnolet, selon une source policière.

Soupçonnés d'être impliqués dans la rixe, cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans étaient également en garde à vue ce 15 octobre, d'après une source proche de l'enquête citée par l'AFP. Deux d'entre eux se sont rendus à la police le 14 octobre en fin de journée et les trois autres ont été interpellés ce 15 octobre au matin, selon cette même source.

Une affaire interpellant la classe politique

Sur Twitter, Valérie Pécresse, la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France a «exigé un électrochoc de sécurité en Seine-Saint-Denis». «Il faut donner un coup d’arrêt à ces guerres de bandes et de gangs. Elles tuent des adolescents de plus en plus jeunes. Nous ne pouvons plus détourner le regard !», a-t-elle martelé.

Au micro d'Elizabeth Martichoux, sur RTL, l'élu de La France insoumise (LFI), Alexis Corbières, a évoqué un «drame» et s'est interrogée : «Pourquoi la Seine-Saint-Denis est si méprisée ? Je serai en réunion à la Préfecture en fin de matinée avec le Préfet et des maires, quant au drame qui s’est déroulé aux Lilas.»

Du côté du Rassemblement national (RN), le membre du Bureau national du parti, Jean Messiha, a vu dans ce drame la triste «chronique d’un week-end ordinaire dans la France de Macron».

On ne peut pas laisser en région Ile-de-France et partout en France se développer ce phénomène de rixes entre bandes

Interrogé par France Info, le maire socialiste des Lilas, Daniel Guiraud, a également réagi le 15 octobre. «On ne peut pas laisser en région Ile-de-France et partout en France se développer ce phénomène de rixes entre bandes qui sont suivies de blessés graves et trop souvent de morts», a-t-il dénoncé.

Et l'élu socialiste d'ajouter : «Il faut qu'on prenne la vraie mesure du phénomène, au-delà du court terme, et engager rapidement un plan d'action avec des moyens matériels et humains suffisants pour pouvoir s'attaquer au phénomène».

Selon lui, il «y a un réel problème de service public». Daniel Guiraud pointe une responsabilité politique : «A force, de réduire au fil des ans le nombre d’agents publics, de fonctionnaires de police, de justice, on le paie un jour ou l'autre. Aujourd'hui, la société le paie.»

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