«Les punks satanistes refont la déco» : Marsault s'indigne du vandalisme subi par son éditeur Ring

«Les punks satanistes refont la déco» : Marsault s'indigne du vandalisme subi par son éditeur Ring© Capture d'écran du compte Facebook de Marsault
Capture d'écran du compte Facebook de Marsault

Dans un message publié sur Facebook, le dessinateur Marsault, qui a vu une de ses expositions prévue en septembre annulée à cause de précédentes menaces de groupes antifascistes, condamne le vandalisme dont a été victime sa maison d'édition Ring.

Marsault, dessinateur satirique dont l'exposition prévue en septembre avait été annulée à cause de précédentes menaces émanant de groupes antifascistes qui voulaient lui «trancher les mains», a diffusé sur son compte Facebook ce 21 septembre un message condamnant les actes de vandalisme dont a été l'objet sa maison d'édition Ring. Sur les photos diffusées par l'artiste, dont le compte Facebook avait été momentanément censuré en 2017, on peut en effet apercevoir les murs de l'éditeur tagués des mentions «dommage», de plusieurs sigles «anarchie», ainsi que du sigle «intersexe».

L'onomatopée «breum», marque de fabrique du dessinateur est également inscrite sur la façade. Sur une affiche collée sur le mur, on lit : «Les punks satanistes refont la déco». «Les chevaliers de l'antifascisme anti-Marsault, n'écoutant que leur courage et bravant tous les dangers au péril de leurs vies, ont héroïquement tagué la façade de Ring en pleine nuit», explique Marsault, artiste dont certaines esquisses ont fait l'objet de polémiques. Il a annoncé avoir déposé plainte «en attendant qu'elle soit évidemment classée sans suite».

A-t-on été taguer Albin Michel pour les propos de Zemmour sur C8 ou dans la presse italienne en 2016 ? Ou pour les propos publics de Philippe de Villiers et Patrick Buisson, édité aussi chez Albin Michel ? Ou l'éditeur de Jean-Marie Le Pen ? Ou de Christophe Guilluy, etc ?

«J'aurais préféré qu'ils viennent me trouver, moi, à mon domicile, car je suis le seul responsable de ce bordel sans nom», poursuit-il, en référence aux appels aux boycott visant son éditeur, à cause notamment d'une publication où il mettait en avant le «génie architectural» du troisième Reich et le comparait à l'époque moderne. Dans un dessin publié le même jour, Marsault faisait également s'adresser Charles de Gaulle à Hitler, s'interrogeant alors qu'il surfe sur Facebook : «J'étais en train de me demander si on avait bien fait de te mettre une branlée en 45»

"Padamalgam" ne fonctionnerait donc pas pour tout le monde ?

Toutefois les reproches que certains peuvent lui adresser ne doivent pas, selon lui, toucher Ring. «A-t-on été taguer Albin Michel pour les propos de Zemmour sur C8 ou dans la presse italienne en 2016 ? Ou pour les propos publics de Philippe de Villiers et Patrick Buisson, édité aussi chez Albin Michel ? Ou l'éditeur de Jean-Marie Le Pen ? Ou de Christophe Guilluy, etc ? Non, et tant mieux. Car ces maisons ne sont pas des maisons d'extrême droite, pas plus que Ring ne l'est», analyse Marsault. Poursuivant dans la défense de son éditeur, qui n'est pas «une maison de fachos», il donne en exemple les autres auteurs édités par Ring : le lanceur d'alerte Julian Assange, l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui, ou encore le philosophe «engagé dans l'antiracisme depuis sa jeunesse» Pierre-André Taguieff.

Enfin, Marsault estime qu'«attaquer Ring et amalgamer cette maison et tous les auteurs à celui qui a "dérapé" sur sa page, c'est comme aller s'en prendre à tous les musulmans du pays au prétexte que l'un d'entre eux a commis un attentat». Et de s'interroger : «"Padamalgam" ne fonctionnerait donc pas pour tout le monde ?»

Lire aussi : Marsault incendie l'Unef qui a «volé» un de ses dessins pour «sa propagande gauchiste»

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