Emmanuel Macron a reçu les représentants des grandes obédiences maçonniques à l'Elysée

Emmanuel Macron a reçu les représentants des grandes obédiences maçonniques à l'Elysée© Regis Duvignau Source: Reuters
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Emmanuel Macron veille à «réparer le lien» entre la France et les dogmes religieux, mais ne se défie pas des loges maçonniques françaises et n'oublie pas de les inviter à sa table pour évoquer la laïcité et les sujets de société.

Le chef de l'Etat français soigne ses cultes en leur faisant l'honneur de les rencontrer les uns après les autres. Après une soirée cocktail avec les catholiques le 9 avril 2018 pour «réparer le lien», il a notamment participé à la célébration du nouvel an juif le 4 septembre dans une synagogue à Paris. Le 5 septembre, ce sont cette fois les principaux représentants des loges maçonniques françaises qui ont été invités à la table d'Emmanuel Macron au palais présidentiel, notamment pour pour évoquer la laïcité et les débats de société tels que la loi de bioéthique.

Selon les informations du Figaro, ce sont les dignitaires maçonniques eux-mêmes qui ont demandé à être reçus à l'Elysée : Emmanuel Macron les aurait «chaleureusement» reçus en compagnie du ministre de l'Intérieur chargé des cultes, Gérard Collomb. Ce dernier ne cachait pas sa propre appartenance à la maçonnerie en 2011 et déclarait au journal Le Parisien : «Au début, ça m’a plutôt fait beaucoup de tort. C’est pour cela que j’ai décidé de le dire, parce que, comme ça, personne ne m’embête. Quand vous êtes un homme public, il faut au moins dire qui vous êtes. Cela fait partie de la transparence.»

Si la franc-maçonnerie hexagonale avait pu prendre ombrage de la volonté affichée d'Emmanuel Macron de se rapprocher de l'église catholique, notamment en revendiquant son titre de chanoine de Latran boudé par son prédécesseur, il faut croire que la stratégie macronienne du «en même temps» qui fait le miel des éditorialistes a fonctionné à plein régime au cours de la soirée, car certains plis auraient été aplanis.

Edouard Habrant, représentant la Grande Loge mixte de France (GLMF), aurait ainsi constaté «une ambiance détendue» autour de la table, selon le quotidien, qui précise en citant cette même source : «Chacun a pu s'exprimer, notamment sur la laïcité et la citoyenneté, l'Europe et la bioéthique.» Et de saluer un «échange constructif» entre les représentants des loges et le président de la République.  Mieux, les frères auraient reçu l'assurance de l'abandon d'une idée d'un «concordat» avec l'islam de France.

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