Nouvelles révélations dans l'affaire Théo : audition «sous morphine» et suivi médical défaillant

Nouvelles révélations dans l'affaire Théo : audition «sous morphine» et suivi médical défaillant© GEOFFROY VAN DER HASSELT Source: AFP
image d'illustration, Théodore Luhaka

Le Parisien a révélé des propos tenus par Théo Luhaka et les deux policiers inculpés lors d'une convocation de la juge datant du 21 février 2018 : les trois hommes se revoyaient pour la première fois depuis les faits.

Déjà remise en cause par des expertises médicales, la piste du viol dans l'affaire Théo a également été revue par le principal concerné. Le 22 mai, Le Parisien a publié sur son site de nouvelles révélations concernant des échanges entre Théo Luhaka, les policiers et la juge, alors que ceux-ci étaient réunis le 21 février 2018.

Je n’étais pas en état de faire cette audition, j’étais sous morphine

Invité par la juge à confronter sa première version des faits avec l'expertise médicale selon laquelle la matraque du policier a uniquement touché «la bordure de l’anus», Théo Luhaka aurait ainsi déclaré : «Je n’étais pas en état de faire cette audition, j’étais sous morphine.»

Un détail qui invaliderait ainsi la version précédemment apportée par Théo, qui affirmait par le passé qu'un policier lui avait «écarté le caleçon» pendant qu’un autre le «tenait légèrement incliné».

Un suivi médical qui étonne la juge

Le Parisien évoque également les interrogations de la juge d'instruction, lors de la même convocation, à propos du suivi médical de l’évolution de la blessure anale de Théo Luhaka. Perplexe, elle l'aurait ainsi questionné : «Avez-vous revu le chirurgien ? […] Il résulte que vous n’avez pas fait mention d’un suivi régulier par un chirurgien ni même un médecin traitant.» Prétextant un «empêchement», Théo aurait ainsi répondu ne pas avoir eu le temps de «prendre rendez-vous pour la radio».

Si la juge déplore l'absence d'un suivi qui doit se faire «habituellement [...] dans des délais plus courts», c'est que de telles observations permettraient «d’évaluer une éventuelle infirmité permanente», un élément d'enquête indispensable pour déterminer si les policiers risquent les assises ou le tribunal correctionnel.

L'interpellation de Théo Luhaka remonte au mois de février 2017. Filmée par une caméra de vidéo surveillance de la police municipale, la scène avait été été diffusée sur les réseaux sociaux.

Voir aussi : Affaire Théo : les images de l'interpellation révélées (VIDEO CHOC)

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