Limoges : 1 500 euros d’amende requis contre trois élus FN auteurs d'une tribune anti-migrants

- Avec AFP

Limoges : 1 500 euros d’amende requis contre trois élus FN auteurs d'une tribune anti-migrants © JEFF PACHOUD Source: AFP
L'ombre du leader du Front national, Marine Le Pen, lors d'un discours prononcé devant les journalistes, à Lyon, lors du 15e Congrès du parti le 29 novembre 2014 (Illustration)

Après une plainte de la Licra, trois conseillers municipaux du groupe Limoges Bleu Marine ont été déférés devant le tribunal correctionnel le 24 avril pour incitation à la haine raciale dans une tribune municipale.

Des amendes ont été requises le 24 avril contre trois élus du Front national siégeant au conseil municipal de Limoges jugés pour «provocation à la haine raciale» dans un texte publié dans le journal municipal et signé de leur nom.

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), partie civile, avait déposé plainte après la publication, en janvier 2017, d'une «tribune libre» parue dans le journal municipal «Vivre à Limoges» et signée par les trois élus du parti frontiste, Vincent Gérard, Christine Marty et Pierre Lafond. Des peines de 1 500 euros d'amende ont été requises contre les trois prévenus poursuivis pour «provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion».

Dans le court texte, les élus FNfaisaient état, sans source ni témoignage, d'une altercation au CHU de Limoges qui aurait opposé un homme à une employée de l'hôpital. Vincent Gérard s'en prenait aux «nouveaux habitants...», attribuant implicitement les faits à un migrant. La tribune interrogeait les lecteurs : «Devrait-on préparer nos épouses et nos filles à subir comme à Cologne et dans d’autres villes allemandes, les viols collectifs, les humiliations et les violences sous couverts d’une France "terre d’accueil" ?» 

«J'ai été le premier surpris quand j’ai appris qu’il y avait une plainte. […] Je ne pensais pas du tout être hors clous», avait affirmé Vincent Gérard, défendu par David Dassa, qui a plaidé la relaxe. L'avocat de la Licra, Philip Gaffet, a réclamé un euro symbolique de dommages et intérêts. Vincent Gérard a déjà été condamné à de la prison avec sursis pour des violences avec menace d'une arme commises contre un bar étudiant du centre-ville de Limoges. Le jugement a été mis en délibéré au 8 juin.

Lire aussi : La République en marche suspend l'investiture d'un candidat accusé d'antisémitisme par la LICRA

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