De Nicolas Sarkozy à Renaud, plus de 250 signataires manifestent «contre le nouvel antisémitisme»

- Avec AFP

De Nicolas Sarkozy à Renaud, plus de 250 signataires manifestent «contre le nouvel antisémitisme»© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / Source: AFP
La tribune «contre le nouvel antisémitisme» dénonce une «terreur se qui répand»

Plus de 250 personnalités dénoncent «une épuration ethnique à bas bruit» dans un manifeste qui s'attaque à l'antisémitisme en France. Parmi les signataires, des intellectuels, des artistes, un ancien président et trois ex-Premiers ministres.

«Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard, avant que la France ne soit plus la France», peut-on lire dans un texte signé par des personnalités politiques de droite comme de gauche (de l'ancien président Nicolas Sarkozy aux ex-Premiers ministres Manuel Valls, Jean-Pierre Raffarin ou Bernard Cazeneuve), des artistes (Charles Aznavour, Françoise Hardy, Renaud), des responsables religieux (l'imam Hassen Chalghoumi), des intellectuels (Alain Finkielkraut) et des personnalités (Gérard Depardieu). Ce manifeste «contre le nouvel antisémitisme» est publié dans Le Parisien du 22 avril, soutenu par plus de 250 personnalités.

«Dans notre histoire récente, onze juifs viennent d'être assassinés – et certains torturés – parce que juifs par des islamistes radicaux», écrivent-ils, en référence à l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, à la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, à l'attaque de l'Hyper Cacher en 2015, à la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, récemment, au meurtre d'une octogénaire dans la capitale, Mireille Knoll.

«Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d'être agressés que leurs concitoyens musulmans», lit-on également dans ce manifeste. «Dix pour cent des citoyens juifs d’Ile de France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République», ajoute l'écrit qui dénonce : «Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Emile Zola et de Clemenceau.»

En outre, les signataires demandent «que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l'antisémitisme catholique aboli par [le concile] Vatican II, afin qu'aucun croyant ne puisse s'appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime».

«Nous attendons de l'islam de France qu'il ouvre la voie», souhaitent-ils par ailleurs en conclusion.

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