Emmanuel Macron : «Je ne veux plus de mosquées qui s'ouvrent avec des financements cachés»

Emmanuel Macron : «Je ne veux plus de mosquées qui s'ouvrent avec des financements cachés»© POOL Source: Reuters
Emmanuel Macron, peu avant son interview du 12 avril 2018 devant Jean-Pierre Pernaut

Lors de son interview sur TF1 le 12 avril, Emmanuel Macron a promis qu'il serait «intraitable» contre l'islam radical et ouvert la voie à des décisions conjointes avec l'Arabie saoudite sur le financement étranger de l'islam de France.

Lors de son interview sur TF1 le 12 avril, le président de la République, Emmanuel Macron a dit être «intraitable» dans la lutte contre l'islamisme radical.

Il a d'ailleurs menacé : «Il y a des mosquées ou des gens qui ne respectent pas les lois de la République, prêchent des choses qui ne sont pas conformes aux lois de la République et conduisent à la violence. Celles-ci seront fermées».

Pour appuyer son discours, il a notamment cité trois fermetures de mosquées, depuis la loi antiterroriste votée à l'automne dernier, à Sartrouville, Aix et Marseille ; en réalité, elles avaient déjà été l'objet d'une fermeture avant le vote de cette loi. Emmanuel Macron a toutefois dénoncé la «profonde erreur» que constituerait une confusion entre «nos concitoyens qui croient en l'islam» et l'islam radical :

«L'extrémisme, le fondamentalisme religieux [...] c'est un problème dans notre pays [mais] il ne faut pas confondre ce problème avec tous nos concitoyens qui croient dans l'islam.» «Ce serait une erreur profonde», a-t-il ajouté.

«Ce fondamentalisme-là, cet islam radical [...], cet islamisme, ce n'est pas l'islam», a-t-il soutenu, en assurant que l'Etat «va poursuivre ceux qui font cela pour les expulser».

La France négocie-t-elle avec l'Arabie Saoudite pour les financements de mosquées ?

En outre, Emmanuel Macron a fait référence aux pays étrangers qui financent les lieux de culte musulmans : «Je veux que le financement étranger soit organisé sous le contrôle de l'État et transparent. Je ne veux plus de mosquées qui s'ouvrent avec des financements cachés».

Dans le sillage du nouveau «partenariat stratégique» signé le 10 avril avec le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane, principalement axé sur la culture et le tourisme, Emmanuel Macron a évoqué en outre la possibilité d’une action conjointe avec Riyad. «J’ai reçu le prince héritier d’Arabie saoudite il y a deux jours, je lui en ai parlé et nous allons prendre des décisions aussi conjointes», a-t-il précisé. Emmanuel Macron a aussi fait savoir que l'Etat allait «mieux contrôler les écoles privées, en particulier hors contrat, avant qu'elles ne s'ouvrent mais aussi pendant».

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