Placé sous contrôle judiciaire, Nicolas Sarkozy interdit de se rendre... en Libye

Placé sous contrôle judiciaire, Nicolas Sarkozy interdit de se rendre... en Libye
Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux en 2016, photo ©Lionel BONAVENTURE / AFP

Après deux journées de garde à vue, l'ex-président a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Dans ce cadre, il lui est interdit de rencontrer plusieurs personnalités liées au dossier, ainsi que de voyager dans quatre pays.

Outre sa mise en examen, Nicolas Sarkozy a également été placé sous contrôle judiciaire. Dans le détail, il lui est interdit de se rendre en Egypte, en Tunisie, en Afrique du sud et, au cas où l'idée un peu saugrenue lui viendrait d'y voyager, il ne lui sera pas non plus possible de se rendre en Libye.

Selon une information de RTL confirmée par l'AFP, Nicolas Sarkozy se voit également défendu d'entrer en contact avec Claude Guéant, son ancien directeur de cabinet au ministère de l'Intérieur, et Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur et fidèle de l'ex-président. Celui-ci est lui sorti de son audition le 20 mars dans la soirée après avoir été entendu toute la journée, sous le statut de suspect libre. Il n'avait pas été placé en garde à vue du fait de son immunité parlementaire en tant que député européen.

Malgré leur détestation réciproque, Nicolas Sarkozy n'a pas le droit non plus de rencontrer l'un de ses accusateurs les plus tenaces : l'homme d'affaires Ziad Takieddine. Le sulfureux intermédiaire franco-libanais assure avoir remis entre fin 2006 et début 2007 trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance de Libye à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant. L'ex-secrétaire général de l'Elysée est lui-même mis en examen dans ce dossier.

Après 24 heures de garde à vue, Nicolas Sarkozy, qui avait demandé à être placé sous le statut de témoin assisté, a été mis en examen au soir du 21 mars pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens. L'ancien chef de l'Etat dément toutefois toutes les accusations dont il fait l'objet.

Lire aussi : Mise en examen de Sarkozy : Les Républicains ne lâchent pas l'ancien président

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