Mise en examen de Sarkozy : Les Républicains ne lâchent pas l'ancien président

Mise en examen de Sarkozy : Les Républicains ne lâchent pas l'ancien président© JEFF PACHOUD Source: AFP
L'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy et le patron des Républicains Laurent Wauquiez

Assurant vivre «l'enfer de la calomnie», Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007, garde le soutien de ses plus fidèles lieutenants et de la direction de son parti.

Mis en examen pour financement illicite de campagne électorale, corruption passive et recel de fonds publics libyens dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy a trouvé du réconfort auprès de ses plus proches soutiens chez les Républicains et de la direction du parti.

Eric Woerth, qui était président de l'Association de financement pour sa campagne en 2007 et qui a lui-même connu une mise en examen dans l'affaire Bettencourt – avant d'être finalement relaxé – a été le premier a faire preuve de son soutien indéfectible à l'ancien chef d'Etat. «Amitié et fidèle soutien dans cette épreuve», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Fidèle parmi les fidèles, Nadine Morano lui a emboité le pas en rappelant que Nicolas Sarkozy avait bénéficié d'un non lieu dans l'affaire Bettencourt, et en notant que cette mise en examen lui permettait d'avoir accès au dossier. «Il sera blanchi bientôt», a-t-elle assuré avec conviction.

Réagissant un peu plus tardivement, la direction du parti n'a pas abandonné son ancien chef de file. «Mis en examen ne vaut pas culpabilité», a réagi le patron des Républicains Laurent Wauquiez lors d’un dîner avec l’équipe dirigeante de son parti. «Dans bien d’autres cas, cela s’est fini par un non-lieu», a-t-il encore fait remarquer.

Guillaume Peltier, l'un des vice-présidents de LR, a quant à lui tenu des propos laudateurs à l'égard de l'ancien président, qui a, selon lui, «consacré [sa] vie au service du Bien commun et de la protection [du] peuple».

Pour sa défense, Nicolas Sarkozy a déclaré aux magistrats qu’il vivait «l’enfer de la calomnie» depuis 2011, se déclarant  «accusé sans aucune preuve matérielle», dans des propos rapportés par Le Figaro

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